DSM fusionne avec le spécialiste suisse des fragrances et arômes Firmenich et vend pour 3,7 milliards d'euros ses activités matériaux à Lanxess. Ces mesures vont lui permettre de se muer en un acteur de niche solidement ancré, dont les marges bénéficiaires seront même légèrement supérieures à l'objectif actuel.
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DSM fusionne avec le spécialiste suisse des fragrances et arômes Firmenich et vend pour 3,7 milliards d'euros ses activités matériaux à Lanxess. Ces mesures vont lui permettre de se muer en un acteur de niche solidement ancré, dont les marges bénéficiaires seront même légèrement supérieures à l'objectif actuel. La fusion couronne la métamorphose de DSM, qui, d'une entreprise chimique, se transforme en un spécialiste de l'alimentation et, désormais, des arômes. Son CA proviendra, dans des proportions à peu près égales, des parfums et fragrances, des saveurs et de la nutrition, de l'alimentation/la vie saines et de l'alimentation animale. Le premier segment viendra se greffer à ses activités actuelles. C'est dans l'alimentation que se situeront la plupart des synergies, gage d'un Ebitda combiné en hausse de 350 millions d'euros à partir de 2026. Mais l'opération vise surtout à renforcer la position du groupe sur le marché et à stimuler la croissance de son CA. La mise en commun des bases de clientèle et des réseaux devrait permettre à l'entité de générer 500 millions d'euros de CA annuels de plus. L'intérêt de la fusion réside également dans la sécurité offerte à l'investisseur. En termes d'objectifs financiers, le nouveau groupe place la barre très haut. La croissance organique de son CA devrait atteindre 5% à 7% ces prochaines années ; c'est conforme à l'objectif de DSM, mais la meilleure répartition entre les marchés de débouchés devrait rendre la croissance plus prévisible. La marge d'Ebitda devrait atteindre 22% à 23%, contre 20% visés par DSM seule. La vente de l'activité matériaux, pour un montant un peu plus élevé que prévu, permet à DSM d'investir dans sa croissance. La transaction devrait être signée au premier semestre de 2023, et il est peu probable que les régulateurs la rejettent. L'augmentation des marges et la stabilisation de la croissance que devrait permettre de réaliser l'opération nous incitent à continuer de recommander d'acheter.