En Flandre, tout étudiant du supérieur peut consulter sa feuille d'examen et en emporter une copie. Résultat, les questions et les réponses de nombreuses épreuves se retrouvent proposées à la vente sur le Net. Le corps enseignant s'en est ému, de même que la ministre de l'Enseign...

En Flandre, tout étudiant du supérieur peut consulter sa feuille d'examen et en emporter une copie. Résultat, les questions et les réponses de nombreuses épreuves se retrouvent proposées à la vente sur le Net. Le corps enseignant s'en est ému, de même que la ministre de l'Enseignement, Hilde Crevits. Voilà pourquoi celle-ci avait en un premier temps interdit toute copie de feuilles d'examen. Mais c'était compter sans les étudiants. Face à la fronde menée par l'Association des étudiants flamands (VVS), la ministre a dû modifier son décret, qui laisse à nouveau aux étudiants le droit de prendre copie de leur composition. Celle-ci devra toutefois demeurer personnelle et confidentielle et ne pourra être utilisée que dans le cadre du parcours scolaire de l'étudiant. Dylan Couck, président du VVS, souscrit d'autant plus volontiers à ce compromis que cette histoire de copies est à ses yeux un faux problème. L'essentiel des questions, explique-t-il, se retrouve sur le Net dès que l'examen a eu lieu. En obtenir une copie n'y changera donc rien. Côté enseignants par contre, le désappointement est grand. Pour Jan Soons, de la Centrale chrétienne (COC), " il sera difficile de ne pas réutiliser des questions déjà posées ". Et pour Nancy Libert, son alter ego de l'Acod, " avec ce type de commerce, les étudiants n'apprennent plus une matière, mais simplement des questions et des réponses ".