Si le cours de Novo Nordisk a augmenté de plus de 8 % le jour de la publication des résultats semi-annuels, c'est que les analystes et investisseurs sont à nouveau satisfaits. Au terme du trimestre précédent, ils avaient fait grimper le cours de 7 %. L'entreprise biopharmaceutique danoise est le numéro un mondial dans les segments du diabète et de l'obésité. Le contraste avec 2016 est net. Les Danois avaient fini par prendre la mauvaise habitude de ne pas satisfaire aux attentes moyennes des analystes. La cause principale en était la pression tarifaire accrue, surtout sur le crucial marché américain (près de 51 % du chiffre d'affaires ou CA du groupe au deuxième trimes...

Si le cours de Novo Nordisk a augmenté de plus de 8 % le jour de la publication des résultats semi-annuels, c'est que les analystes et investisseurs sont à nouveau satisfaits. Au terme du trimestre précédent, ils avaient fait grimper le cours de 7 %. L'entreprise biopharmaceutique danoise est le numéro un mondial dans les segments du diabète et de l'obésité. Le contraste avec 2016 est net. Les Danois avaient fini par prendre la mauvaise habitude de ne pas satisfaire aux attentes moyennes des analystes. La cause principale en était la pression tarifaire accrue, surtout sur le crucial marché américain (près de 51 % du chiffre d'affaires ou CA du groupe au deuxième trimestre dernier) des produits à base d'insuline classique (humaine). Au cours des trois premiers mois de l'année, ceux-ci ont tenu le cap par rapport à l'an dernier, et représentent encore près de deux tiers (67 %) du CA lié au diabète et à l'obésité, qui s'adjugent l'essentiel du CA du groupe (83%). Globalement, on note malgré tout une croissance du CA de 4 % (3 % hors effets de change), de 54,67 à 57,09 milliards de couronnes danoises (DKK), plus élevée qu'attendu en moyenne par les analystes. Ces dernières années, le groupe a commercialisé des médicaments qui accroissent l'effet de GLP-1. Mais chez les patients atteints de diabète de type 2, le niveau de GLP-1 n'est plus suffisant. Et dans ce segment, Novo Nordisk domine avec Victoza, qui a enregistré une hausse de 21 %, à 11,52 milliards de couronnes. L'utilisation d'insulines modernes est de plus en plus courante, et l'entreprise n'a pas manqué cette transition, puisque dans ce segment aussi, elle a son médicament vedette, Tresiba, qui a connu une hausse du CA de pas moins de 155 %, à 3,69 milliards de couronnes. Mais son Xultophy (IDegLira), une solution injectable quotidienne associant Tresiba et Victoza, contribuera également à la croissance des ventes. Le troisième pilier (32 % de la croissance totale du CA) de la hausse des ventes est la nouvelle-venue Saxenda, qui a enregistré une hausse de son CA de 98 %, à 1,22 milliard de couronnes. Cette hormone procure un sentiment de satiété et pourrait devenir cruciale dans le traitement de l'obésité. De plus, les résultats de phase III avec le semaglutide de Novo Nordisk s'étant révélés meilleurs qu'avec Trulicity de son concurrent Eli Lilly, ce médicament pourrait devenir le nouveau standard pour le diabète de type 2. Le bénéfice opérationnel (EBIT) s'est accru de 8 %, à 26,88 milliards de couronnes, ce qui suppose une hausse de la marge d'EBIT de 45,4 à 47,1 %. Sous son nouveau CEO (depuis le 1er janvier) Lars Fruergaard Jorgensen, l'entreprise se porte bien. Le bénéfice par action s'est hissé de 7,63 à 8,07 couronnes par action (+6 %). Novo Nordisk a relevé légèrement ses prévisions de croissance du CA (entre +1 % et +3 %) et de l'EBIT (entre +1 % et +5 %) en couronnes danoises. Nous avions intégré l'action Novo Nordisk à notre liste de favoris pour cet exercice. Une place bien méritée. À 18,5 fois le bénéfice escompté et un rapport attendu entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel de moins de 13 pour cette année, sa valorisation est moins intéressante qu'en décembre de l'an dernier. Conseil : digne d'achat Risque : moyen Rating : 2B Paru sur initiedelabourse.be le 25 août Nous avons bien fait d'intégrer l'action à nos favorites pour 2017.