Etonnante expo de Gabriel Kuri au Wiels : à peine entré dans l'espace d'exposition de ses oeuvres, il nous confronte avec une composition de grande taille où une benne de camion s'appuie contre une plaque métallique tenue en place par un impo...

Etonnante expo de Gabriel Kuri au Wiels : à peine entré dans l'espace d'exposition de ses oeuvres, il nous confronte avec une composition de grande taille où une benne de camion s'appuie contre une plaque métallique tenue en place par un imposant rocher. Cet artiste mexicain (1970) installé à Bruxelles pose donc son travail comme un défi à l'équilibre, physique mais aussi économique ou social. Le plus souvent à partir de matériaux (post)industriels voire de déchets récupérés en rue ou ailleurs. Pour ce diplômé du prestigieux Goldsmiths College londonien, c'est une façon singulière de " chercher du sens " en recyclant des objets souvent d'une grande banalité - éponges, morceaux de bois, pailles, bouts de métaux - dans des compositions volontiers déroutantes voire parodiques de nos modes de consommation. Ainsi, ces morceaux de tissus imprimés de grande taille, reproduisant de banals tickets de restaurants ou d'un achat de couvertures de survie chez GoSport pour la somme princière de 11,60 euros. Entre les larges murs blancs du Wiels, cette soixantaine de pièces pourrait être qualifiée de minimalisme géant. Susceptible également d'intriguer les enfants.