Les Toyota hybrides ont toujours été sérieuses et très économes en carburant, mais imposent souvent de renoncer au plaisir de conduite dynamique. La nouvelle Yaris hybride se veut plus sobre que jamais mais nous promet aussi de la joie sur les petites routes. Et ce n'est pas mensonger : elle pique les virages avec tranchant et vivacité. Cette Yaris est une hybride " autorechargeable " : la batterie ne peut donc pas être branchée sur une prise, mais se " remplit " uniquement via le moteur à essence et la ré...

Les Toyota hybrides ont toujours été sérieuses et très économes en carburant, mais imposent souvent de renoncer au plaisir de conduite dynamique. La nouvelle Yaris hybride se veut plus sobre que jamais mais nous promet aussi de la joie sur les petites routes. Et ce n'est pas mensonger : elle pique les virages avec tranchant et vivacité. Cette Yaris est une hybride " autorechargeable " : la batterie ne peut donc pas être branchée sur une prise, mais se " remplit " uniquement via le moteur à essence et la récupération d'énergie à la décélération. Le mode électrique n'autorise ici que deux à trois kilomètres d'autonomie d'affilée, mais la " pile " se recharge très vite. Il est possible de faire des pointes à environ 70 km/h en électrique, à condition de rouler avec un oeuf sous le pied. Une Renault Clio hybride est certes plus performante en mode électrique, mais la Yaris est plus zen, grâce à la douceur de sa boîte-pont, qui distille les mêmes sensations qu'une transmission à variation continue (comme sur un scooter). On se laisse alors glisser sans à-coups dans l'enfer du trafic urbain. Côté consommation, nous avons relevé moins de 4 l/100 km sur les parcours urbains et périurbains, et environ 5 l/100 km sur autoroute, où le moteur à essence est sollicité pratiquement tout le temps. Bien que dynamisée, cette Toyota reste donc très sobre et n'oublie pas sa mission première : réduire son bilan carbone et veiller à la qualité de l'air dans nos cités, en rejetant moins de CO2 qu'une version à essence et moins d'oxydes d'azote et de particules fines qu'un diesel. Un modèle à la fois civique et ludique. Parmi les défauts, on pointe un mobilier intérieur très sombre aux plastiques basiques, ainsi qu'une politique tarifaire contraignante : les options ne sont pas disponibles à la carte mais dépendent du niveau de finition, ce qui impose de monter en gamme et fait vite gonfler la note. Mais cette Toyota est fiscalement très intéressante pour les indépendants, avec une déductibilité allant jusqu'à 89,6%.