D'ici à la fin 2029, les Pays-Bas vont progressivement diminuer, puis complètement arrêter la livraison de gaz à la Belgique. Cela signifie que, grosso modo, la moitié des foyers belges vont recevoir un gaz d'une autre p...

D'ici à la fin 2029, les Pays-Bas vont progressivement diminuer, puis complètement arrêter la livraison de gaz à la Belgique. Cela signifie que, grosso modo, la moitié des foyers belges vont recevoir un gaz d'une autre provenance. L'affaire se complique car ce remplacement va nécessiter de gros travaux d'adaptation dont le coût est actuellement estimé à 500 millions d'euros. En effet, le gaz néerlandais présente un pouvoir calorifique plus bas que ceux, par exemple, de Norvège ou de Russie. Cette différence explique qu'il existe en Belgique deux réseaux de gaz distincts et que celui lié au gaz néerlandais va devoir être adapté comme, d'ailleurs, les points de raccordement chez les particuliers et les entreprises. On parle d'environ 1,6 million de consommateurs concernés, répartis à Bruxelles, dans les provinces de Brabant (flamand et wallon), d'Anvers, du Limbourg, de Liège, de Namur et très partiellement du Hainaut. Il ne fait aucun doute qu'une partie de l'enveloppe budgétaire nécessaire sera répercutée sur la facture des consommateurs. Début des travaux en 2018. Par Xavier Beghin