Contrairement à certains pays anglo-saxons où les magasins ouverts sept jours sur sept et jusque tard le soir sont la norme sans que personne n'y trouve à redire, en Belgique, le travail dominical est en principe interdit. Et les syndicats sont toujours prompts à défendre ce jour de repos réservé à la famille.

Il y a évidemment des exceptions, sans quoi aucun train ne circulerait le dimanche... Dans le secteur du commerce, il existait par exemple aussi déjà un régime spécial qui autorisait les enseignes de détail à ouvrir le dimanche de 8 h à 12 h. Un autre régime procédait à peu près de même pour les boulangeries et les épiceries. Dans le même sens, début octobre, la Chambre approuvait une proposition de loi censée rendre le travail du dimanche plus attractif dans les cités balnéaires et les centres touristiques.

Cette loi, entrée en vigueur le 10 novembre, vient renforcer la dérogation prévue en 1971 pour l'ouverture dominicale des salons de coiffure et des magasins de détail dans ces zones. Elle stipule que le travail dominical y est désormais régi par la règle des 39 dimanches par an et par travailleur. En d'autres termes, avec la rotation du personnel, les commerces de ces zones pourront donc y ouvrir tous les dimanches. Si ces jours viennent en sus des 38 heures légales, ils seront considérés comme des heures supplémentaires. S'ils sont compris dans ces 38 heures, ils seront à récupérer en semaine.

Cette nouvelle règle est intéressante pour tous ces commerces qui voient peu de clients certains jours de semaine mais sont surchargés les week-ends.

Ouvrir tous les dimanches va-t-il dès lors gonfler l'emploi et les recettes ? Cela reste à prouver. D'autant que la liste des zones touristiques prête quand même à sourire : on y découvre, par exemple, que le goulet Louise et l'avenue de la Toison d'Or à Bruxelles n'en font pas partie, au contraire de la petite ville de Kasterlee en province d'Anvers...