Dernière levée du Grand Chelem, le PGA Championship fête cette année sa centième édition. Créé en 1916, ce tournoi s'est longtemps disputé dans un format de match play et n'adopta la formule classique du stroke play qu'en 1958. C'est le parcours du Bellerive Country Club (par 70 de 6702 m), à Saint-Louis (Missouri) qui accueille, cette semaine, le valeureux centenaire. OEuvre du mythique Robert Trent Jones en 1960, balisé par un rough épais, d'énormes bunkers et de nombreux obstacles d'eau, ce championship course est l'un des plus renommés ...

Dernière levée du Grand Chelem, le PGA Championship fête cette année sa centième édition. Créé en 1916, ce tournoi s'est longtemps disputé dans un format de match play et n'adopta la formule classique du stroke play qu'en 1958. C'est le parcours du Bellerive Country Club (par 70 de 6702 m), à Saint-Louis (Missouri) qui accueille, cette semaine, le valeureux centenaire. OEuvre du mythique Robert Trent Jones en 1960, balisé par un rough épais, d'énormes bunkers et de nombreux obstacles d'eau, ce championship course est l'un des plus renommés des Etats-Unis. Il a déjà été l'hôte de l'US Open en 1965 (succès de Gary Player) et de ce même PGA Championship en 1992 (victoire de Nick Price). Le trou n°6 (un par 3 de 190 m) est considéré comme l'un des plus difficiles du circuit mondial avec un green à multiples plateaux ceinturé par l'eau et les bunkers. Lors de l'US Open de 1965, la moyenne de coups des joueurs fut de quatre sur ce trou diabolique ! Historiquement, le PGA Championship est le domaine quasiment réservé des champions américains. Longtemps, il se disputait, il est vrai, en même temps que le British Open. Le Sud-Africain Gary Player fut le premier " étranger " à remporter l'épreuve en 1962. Et il fallut attendre 2008 pour que l'Irlandais Padraig Harrington offre le trophée à l'Europe ! Depuis, l'Allemand Martin Kaymer (2010) et l'Irlandais Rory McIlroy (2012 et 2014) se sont aussi invités au tableau d'honneur. A six semaines de la Ryder Cup, l'édition 2018 s'annonce évidemment très intéressante. Pour de nombreux candidats à la sélection, ce sera la dernière occasion de frapper un grand coup. On pense, bien sûr, d'abord à Tiger Woods. L'ancien n°1 mondial n'a plus quasiment aucune chance d'intégrer l'équipe américaine par voie directe, via son seul classement. Mais le capitaine Jim Furyk est toujours susceptible de lui accorder une des quatre wild cards dont il dispose. Encore improbable voici quelques semaines, l'hypothèse fait son chemin tant le " Tigre " affiche une deuxième jeunesse. Il l'a encore prouvé récemment avec deux belles performances lors du British Open à Carnoustie et du WGC Bridgestone à Akron. Woods a déjà remporté quatre fois le PGA Championship : en 1999 et 2006 à Medinah, en 2000 à Valhalla et en 2007 à Southern Hills. C'est un rendez-vous qu'il apprécie et qui lui donne des ailes. S'il signe une belle performance au Bellerive CC, il pourrait clairement faire partie des 12 élus qui défendront la bannière étoilée sur le parcours du Golf National, à Paris. Ce serait une incroyable histoire si l'on sait que Tiger était initialement prévu dans le rôle d'adjoint au capitaine...