Un quatrième été d'affilée de canicule se profilant, la Flandre s'inquiète une nouvelle fois pour son eau mais promis, juré, le prix moyen pour les ménages n'augmentera pas. L'idée est, au contraire, d'encourager les économies d'eau, de pénaliser financièrement les consommations excessives et de moduler les tarifs afin de ralentir la consommation en période de sécheresse o...

Un quatrième été d'affilée de canicule se profilant, la Flandre s'inquiète une nouvelle fois pour son eau mais promis, juré, le prix moyen pour les ménages n'augmentera pas. L'idée est, au contraire, d'encourager les économies d'eau, de pénaliser financièrement les consommations excessives et de moduler les tarifs afin de ralentir la consommation en période de sécheresse ou au cours des heures de pointe. Techniquement, pareilles modulations ne posent guère de problèmes. La Flandre compte en effet installer 2,6 millions de compteurs intelligents qui, reliés aux sociétés distributrices, mesureront en permanence la consommation de chacun. Conçus au départ pour détecter des anomalies de fonctionnement et les signaler au plus vite à l'utilisateur, ces compteurs peuvent bien évidemment être utilisés à des fins de tarification. Parallèlement, la ministre aimerait reprendre aux gouverneurs de province le pouvoir d'interdire tout prélèvement dans les cours d'eau de leur ressort. Une moitié de l'eau potable de Flandre y est en effet puisée. Elle aimerait également pouvoir obliger les communes à élaborer un plan de collecte des eaux de pluie. Pareille mesure existe déjà pour les particuliers : la construction de toute nouvelle unifamiliale doit en effet aller de pair avec celle d'une citerne d'une contenance de 5.000 litres. Actuellement, seules 18 communes disposent de pareil plan. " C'est trop peu. Nous devons garder un maximum d'eau de pluie au sein des communes et veiller à ce qu'elles y infiltrent le sol plutôt que de retourner vers la mer via les canalisations ", insiste Zuhal Demir. Auprès des particuliers, la même technique pourrait être encouragée via un infiltratiebonus. Enfin, la technique semblant à la mode, une task force sécheresse dans laquelle se côtoieraient scientifiques, politiques et gestionnaires de réseau sera incessamment constituée.