Michel Ohayon est occupé, via la Financière immobilière bordelaise (FIB), à se bâtir un patrimoine impressionnant (deux milliards d'euros). Après avoir acquis en 2018 les 22 Galeries Lafayette de province franchisées et pris, la même année, 36 % de la Grande Récré, le propriétaire du Grand Hôtel de Bordeaux, du Trianon Palace à Versa...

Michel Ohayon est occupé, via la Financière immobilière bordelaise (FIB), à se bâtir un patrimoine impressionnant (deux milliards d'euros). Après avoir acquis en 2018 les 22 Galeries Lafayette de province franchisées et pris, la même année, 36 % de la Grande Récré, le propriétaire du Grand Hôtel de Bordeaux, du Trianon Palace à Versailles et du Waldorf Astoria de Jérusalem, vient de mettre la main sur Camaïeu en France. Au grand soulagement des employés, son offre a été préférée par le tribunal de commerce de Lille à celle des actionnaires actuels associés aux dirigeants et à quelques fonds d'investissement. La FIB s'engage à reprendre 511 des 634 magasins et à conserver 2.659 salariés sur 3.146. Le siège de Roubaix sera maintenu. La FIB s'engage par ailleurs à investir 20 millions d'euros, notamment pour permettre de constituer des stocks pour la saison automne-hiver qui arrive. Elle espère aussi obtenir deux lignes de crédit garanties par l'Etat de huit millions d'euros chacune. C'est Wilhelm Hubner, l'ancien directeur général d'Auchan Retail, qui dirigera le nouvel ensemble. Michel Ohayon croit en la pérennité des magasins en dur. Comme il l'a fait avec la Grande Récré, tout porte à croire que des corners Camaïeu vont fleurir dans ses Galeries Lafayette. La FIB entend aussi augmenter la qualité des vêtements en réduisant la part des fournisseurs asiatiques. La reprise française ne règle pas le problème belge. Chez nous, la marque emploie 130 personnes dans 25 magasins. Vendredi, le tribunal de l'entreprise de Bruxelles a acté l'ouverture d'une PRJ par transfert d'activité. En d'autres termes, MDB, qui chapeaute Camaïeu en Belgique, est à vendre.