CEO de l'agence Emakina, Brice Le Blévennec n'est pas le dernier des geeks. Accro aux gadgets en tous genres et aux nouvelles technologies, l'homme connaît la reconnaissance vocale depuis des années. Par contre, il ne croit pas du tout à la nouvelle ère du tout vocal : " C'est un ...

CEO de l'agence Emakina, Brice Le Blévennec n'est pas le dernier des geeks. Accro aux gadgets en tous genres et aux nouvelles technologies, l'homme connaît la reconnaissance vocale depuis des années. Par contre, il ne croit pas du tout à la nouvelle ère du tout vocal : " C'est un hype du moment et cela ne prendra pas. Pour l'instant, même Amazon Echo reste une vaste blague. C'est toujours plus simple d'utiliser un clavier. Et je pense que c'est ridicule d'imaginer que cela va se généraliser. Pour moi, cela restera marginal. Au volant peut-être. Quoique... On conduira sans doute sans les mains avant cela. L'usage d'Amazon Echo, ce sera pour commander de la poudre à lessiver, pour lancer de la musique, ... mais c'est tout. " " Je crois cela pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'en vocal, tout devient public. Les gens vont-ils vraiment vouloir que les détails de leur agenda ou de leur compte en banque soit communiqués à haute voix ? Même dans leur maison ? Par ailleurs, dans la plupart des cas, il sera toujours plus simple d'utiliser un clavier ou un écran tactile que de parler à un assistant qui ne comprend pas toujours ce qu'on lui dit. Même avec une qualité conversationnelle, ce ne sera pas aussi pratique et discret qu'un écran tactile. Par ailleurs, les gens téléphonent de moins en moins. Le SMS et le messaging prennent de plus en plus d'ampleur. La voix, en général, perd du terrain. "