En novembre 2021, le Grognon 2.0 voyait le jour à Namur. Nommé NID (pour Namur Intelligente et Durable), ce projet architectural d'ampleur a entièrement repensé le confluent de la Meuse et de la Sambre, entre une agréable esplanade piétonne, une passerelle vers Jambes et un bâtiment moderniste lumineux, qui accueille la Brasserie de la Confluence. Celle-ci a été confiée à quatre jeunes Namurois: Ludovic Vanackere, le chef de L'Atelier de Bossimé à Loyers, Thierry Bachez et Sander Dethiège, créateurs du Blackbird's Gin et le...

En novembre 2021, le Grognon 2.0 voyait le jour à Namur. Nommé NID (pour Namur Intelligente et Durable), ce projet architectural d'ampleur a entièrement repensé le confluent de la Meuse et de la Sambre, entre une agréable esplanade piétonne, une passerelle vers Jambes et un bâtiment moderniste lumineux, qui accueille la Brasserie de la Confluence. Celle-ci a été confiée à quatre jeunes Namurois: Ludovic Vanackere, le chef de L'Atelier de Bossimé à Loyers, Thierry Bachez et Sander Dethiège, créateurs du Blackbird's Gin et le sommelier Benjamin Schaul. Ouvert toute la journée pour prendre un café ou un verre sur la terrasse, le lieu, à la déco moderne et élégante, se la joue brasserie 2.0, entre classiques (assiette de charcuteries et fromages belges, boulettes sauce tomate, vol-au-vent...) et un menu "bistronomique" vraiment pas cher (deux et trois services, 28 et 36 euros). En entrée, on y trouve un carpaccio de truite saumonée (13 euros à la carte) à l'assaisonnement un peu basique ou une bonne crème de petits pois à la menthe (13 euros), servie froide avec une pannacotta de chèvre dont la texture laisse à désirer. Côté plats, rien à redire du filet de dorade (18 euros), bien cuit et proposé avec des petites pommes de terre, des épinards et un beurre blanc monté au siphon. Par contre, on n'est pas fan de l'onglet (18 euros). La viande est tendre, mais la sauce manque d'éclat et, surtout, les pommes dauphines ne sont pas cuites... On se console en dégustant, en dessert, une relecture élégante de la forêt-noire, entre mousse au chocolat, glace aux cerises et crème fraîche. Au final, si l'on n'est pas follement emballé par le menu (en voyant passer le hamburger et les frites, on se dit qu'on aurait peut-être dû aller faire un tour de ce côté-là de la carte), la Brasserie de la Confluence ne manque néanmoins pas d'atouts. A commencer pas sa philosophie locavore et le talent de Benjamin Schaul, qui a composé une carte de vins 100% belges ou de vignerons belges installés à l'étranger... On découvre ainsi l'intrigante cuvée "Odyssée" de Vin de Liège (35 euros), un rouge léger à base de cépages interspécifiques (pinotin, cabernet cortis et souvignier gris). Mais on lui préfère nettement le propre assemblage de chardonnay et d'auxerrois du sommelier, réalisé au Domaine du Ry d'argent tout proche. Ce blanc charpenté accompagne à merveille la belle assiette de fromages wallons!