Les Tilleuls, c'est d'abord une belle histoire de famille. Celle des Volkaerts, où l'on est cuisinier de père en fils. Depuis la participation du fiston Martin à l'émission Top Chef en 2015, L'Amandier à Genval, dans le Brabant wallon, a été mis sous les feux des projecteurs. De quoi donner des ailes au jeune chef, qui est parvenu à imprimer un nouveau souffle au restaurant familial. Le succès au rendez-vous, le paternel Marc et sa femme Stéphanie ont pris un peu de recul, reprenant l'a...

Les Tilleuls, c'est d'abord une belle histoire de famille. Celle des Volkaerts, où l'on est cuisinier de père en fils. Depuis la participation du fiston Martin à l'émission Top Chef en 2015, L'Amandier à Genval, dans le Brabant wallon, a été mis sous les feux des projecteurs. De quoi donner des ailes au jeune chef, qui est parvenu à imprimer un nouveau souffle au restaurant familial. Le succès au rendez-vous, le paternel Marc et sa femme Stéphanie ont pris un peu de recul, reprenant l'ancienne Maison communale de Céroux-Mousty, dans l'entité d'Ottignies. Installé sur une petite place tranquille et pleine de charme bordée d'arbres, Les Tilleuls se présente comme une brasserie accueillante. Pas de déco modeuse - elle est même un peu chargée - mais un accueil chaleureux et la promesse d'une cuisine du marché à base de produits choisis. Derrière ses fourneaux, Marc Volkaerts envoie par exemple un simple artichaut (15 euros), dont on se régale du fond, parfaitement fondant, tandis que l'on arrache avec les doigts les feuilles pour les tremper dans une petite vinaigrette au miel. A peine moins rustique, la pissaladière (oignon, tomate, anchois et olives) est joliment présentée sur une pâte feuilletée (15 euros). Une proposition parfaitement de saison en cette fin d'été qui fut caniculaire, qu'accompagne joliment un verre de Versi, blanc sicilien plein de caractère. Mais c'est déjà le moment de passer aux choses sérieuses avec des moules de bouchot, saucisse de Morteau, salicornes, légumes croquants et sauce curry (24 euros). Une belle assiette, avec une agréable saveur fumée apportée par la Morteau. Côté viande, le vol-au-vent au ris de veau (24 euros) est moins convaincant, avec cette cuisson basse température convenue de la volaille et ces lamelles de carottes un peu molles. Tandis que la sauce au curcuma rappelle un peu trop celle de l'autre plat. Mais qu'importe, on n'est pas au gastro et la petite sélection de vins - où l'on choisit entre "ce que la patronne boit" ou le "ce que le patron boit" - remplit son office sans ruiner. De quoi faire oublier le dessert (9 euros), une salade de nectarines pas mûres façon pêches au sirop en boîte, avec un sorbet au miel et au thym sans allant...