James Gray est cet excellent réalisateur américain qui, en sept films depuis " Little Odessa"(1994), s'est retrouvé quatre fois en compétition pour la Palme d'Or cannoise. Impressionnant dans sa narration des relations humaines qui, chez lui, dévissent immanquablement, Gray n'a sans doute ...

James Gray est cet excellent réalisateur américain qui, en sept films depuis " Little Odessa"(1994), s'est retrouvé quatre fois en compétition pour la Palme d'Or cannoise. Impressionnant dans sa narration des relations humaines qui, chez lui, dévissent immanquablement, Gray n'a sans doute jamais été aussi bon que dans le polar " We Own The Night" en 2007. Si son talent à organiser des confrontations inattendues n'a pas vraiment bien fonctionné commercialement dans " The Lost City of Z", en 2016, il se rattrape avec Ad Astra, sorti en salles à l'été dernier et en ce mois de mars en DVD et Blu-ray. Y compris en version 4K. Cette dernière vaut le coup vu le décor choisi par Gray : l'espace et ses infinis, garanties d'images spectaculaires où la profondeur de champ en constitue aussi le mystère. Un gros budget - 100 millions de dollars - n'engrangeant que 32,8 millions de bénéfices et un rôle principal confié à Brad Pitt. Il incarne le major Roy McBride, astronaute de la Nasa envoyé dans les environs de Neptune pour retrouver la trace d'une mission partie 16 ans plus tôt à la recherche de vie extraterrestre. Film d'autant plus conjugué en mode thriller que le protagoniste principal de l'équipage disparu n'est autre que le père de Roy, impeccablement interprété par Tommy Lee Jones. Malgré quelques lenteurs incarnant sans doute la gravité, ce polar spatial tient parfaitement la durée de ses 124 minutes.