En cette soirée du 27 juin, c'est la folie devant le Palais des Beaux-Arts : des food trucks sont garés à deux pas de la Cinematek et même une piscine portable s'est installée dans un conteneur, gracieusement mise à la disposition du public pendant tout l'été. Une jeunesse nombreuse, métissée et enthousiaste, est là pour l'ouverture de YO Brussels Hi...

En cette soirée du 27 juin, c'est la folie devant le Palais des Beaux-Arts : des food trucks sont garés à deux pas de la Cinematek et même une piscine portable s'est installée dans un conteneur, gracieusement mise à la disposition du public pendant tout l'été. Une jeunesse nombreuse, métissée et enthousiaste, est là pour l'ouverture de YO Brussels Hip-Hop Generations qui retrace trois décennies de street & rap culture dans la capitale. Grosse ambiance dans le hall Horta où des danseurs improvisent sous le regard envieux des 10-30 ans et de plus anciens, les parents présumés. Parmi eux, Fourmi est aux platines, honoré par l'expo pour avoir appartenu au tout premier vraicollectif rap belge, BRC. Mais YO, guère puriste, intègre toute la saga qui va de Benny B à Roméo Elvis, via des documents, objets, projections, sans oublier les panneaux provisoires laissés au libre graffitage des visiteurs. Le parcours est riche et fruité, attestant aussi de cette diversité sonore, ethnique, désormais indétachable de Bruxelles. YO est un projet lié à MIXITY.brussels, initiative qui rappelle que la capitale de l'Europe est la seconde ville au monde la plus métissée, après Dubaï. Et même la première selon le chercheur de la VUB Eric Corijn, vu qu'à Dubaï, l'essentiel des immigrés n'a aucun droit citoyen. Autre expos liée à MIXITY.brussels : Bruxelles est un plaizier qui expose le travail documentaire des éditions Plaizier sur le Bruxelles des années 1950-1960 : un monde tranquille, charmant et provincial. Une autre planète, assurément. Passant d'une expo à l'autre, la mutation de la ville est d'autant plus impressionnante. " Bruxelles est un plaizier " jusqu'au 10 septembre, et " YO " jusqu'au 17 septembre, à Bozar, www.bozar.be Par Philippe Cornet