" C'est sans doute l'un de nos plus gros succès en termes de visiteurs, même si les conditions actuelles imposent une jauge limitée à 350 personnes par jour. Il faut donc réserver, particulièrement pour les week-ends. " Du côté de la Fondation Boghossian, l'enthousiasme est bien là pour The ...

" C'est sans doute l'un de nos plus gros succès en termes de visiteurs, même si les conditions actuelles imposent une jauge limitée à 350 personnes par jour. Il faut donc réserver, particulièrement pour les week-ends. " Du côté de la Fondation Boghossian, l'enthousiasme est bien là pour The Light House, exposition dédiée aux multiples usages et formes de la lumière. Soit une exploration en cinq chapitres: la lumière céleste, la lumière trouble, l'expérience de la couleur, l'éloge de l'ombre et les ampoules. Dès l'entrée dans la Villa Empain, on est happé par l'installation de néons signée par l'artiste marocain Mounir Fatmi. Mi-totem, mi-édifice tout en verticalité, l'objet est parmi les plus spectaculaires. Avec, comme concurrent sérieux, l'étrange oeuvre collée aux vastes baies vitrées de l'édifice donnant sur le jardin: résultat, une hypnotique diffraction aux mille couleurs. Son auteur, le Coréen Kimsooja, travaille forcément la notion d'espace, qui devient une sorte de carte du monde mouvante chez l'Ecossais Charles Sandison, et un tapis de leds rouges englobant toute une pièce chez Edwin Redl, Autrichien installé aux Etats-Unis. Une vingtaine d'artistes et autant de langages, qui prennent une autre allure à l'extérieur du bâtiment puisque The Light House s'exporte également en plein air, sur l'avenue Roosevelt, en soirée. Sans oublier un développement en réseau via une douzaine de musées belges et internationaux.