La deuxième édition du Belgian Knockout prend son envol, ce jeudi, sur le parcours anversois du Rinkven International GC. Dotée d'un million d'euros de prize money, cette manche belge de l'European Tour a été créée à l'initiative personnelle de Thomas Pieters. Désireux de promouvoir le golf et d'attirer les jeunes vers ce sport, le champion anversois a décidé de relancer l'Open de Belgique, à l'arrêt depuis 2000 et le fameux Belgacom Open.
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La deuxième édition du Belgian Knockout prend son envol, ce jeudi, sur le parcours anversois du Rinkven International GC. Dotée d'un million d'euros de prize money, cette manche belge de l'European Tour a été créée à l'initiative personnelle de Thomas Pieters. Désireux de promouvoir le golf et d'attirer les jeunes vers ce sport, le champion anversois a décidé de relancer l'Open de Belgique, à l'arrêt depuis 2000 et le fameux Belgacom Open. Le défi n'est pas simple. On le sait : il est devenu très compliqué de mettre sur pied un grand événement sportif international dans notre pays. " Mais je crois que c'était le moment ou jamais de faire bouger les lignes, indique Thomas Pieters qui pilote, avec sa famille, l'événement. Le golf est redevenu olympique et traverse actuellement une période faste. Nous avons trois joueurs sur le circuit européen, nous avons remporté l'an passé la Coupe du monde par équipe, le nombre des licenciés est en hausse et il y a un intérêt de plus en plus grand des médias. " L'an passé, la pendaison de crémaillère avait été un beau succès sportif et populaire. Mais, financièrement, malgré le soutien de prestigieux sponsors comme Rolex ou Delen Private Bank, la rentabilité n'était pas au rendez-vous. Le budget organisationnel global frôle, il est vrai, les 3 millions d'euros ! Idéalement, dans le business plan initial, le BKO devait équilibrer ses comptes cette année et devenir rentable en 2020. Le challenge ne sera pas facile à relever mais l'European Tour appuie personnellement le concept et apporte également son soutien financier. Pour le golf belge, l'événement est évidemment un don du ciel. Certes, avec ce prize money modeste, il n'est pas question d'attirer les meilleurs joueurs du monde. Mais le plateau de l'édition 2019 s'annonce néanmoins de haut niveau ( lire l'encadré). Et la présence des trois stars du swing national - Thomas Pieters, Nicolas Colsaerts et Thomas Detry - attisera de nombreuses passions. La Belgique compte aujourd'hui plus de 65.000 licenciés. On espère qu'ils prendront, durant ce week-end de l'Ascension, le chemin d'Anvers pour assister à l'épreuve et qu'ils emmèneront la famille, histoire de susciter de nouvelles vocations ! Comme l'an passé, le Belgian Knockout propose un format de jeu atypique et ludique avec deux premiers tours classique (en stroke play) et, ensuite, pour les 64 joueurs ayant passé le cut, un tableau à élimination directe avec des duels en match play sur neuf trous. " C'est spectaculaire et rapide, sourit Thomas Pieters. L'an passé, je n'étais pas tout à fait réveillé face à l'Allemand Maximilian Kieffer et, avant même de m'en rendre compte, je me suis retrouvé éliminé. " Un parcours ludique, une formule originale, une ambiance fun et décontractée, de multiples animations en marge du tournoi : le BKO 2019 est décidément servi show !