Alors qu'une pénurie de pièces de 1 et 2 cents est signalée dans notre pays, le gouvernement devrait bientôt adopter un projet de loi qui mettra fin à leur utilisation. Le texte vise à rendre obligatoire, lors de paiements en liquide, l'arrondissement du prix aux 5 cents inférieurs ou supérieurs. C'est le vice-Premier et ministre de l'Economie Kris Peeters qui l'annonce sur son compte Twitter en ajoutant : " plus clair pour le client + fini les tracas avec les petits cents ". Il dit mettre la dernière main à un texte qui devrait être discuté en Conseil des ministres et déposé au Parlement avant la fin de l'année.

Deux précisions. Un, contrairement à ce que désiraient certaines organisations des classes moyennes, la loi ne s'appliquera qu'aux paiements en cash, et pas aux paiements électroniques. Deux, il s'agira bien d'une obligation et non d'une possibilité. Car il existe déjà une loi qui permet, depuis 2014, d'arrondir un prix aux 5 cents supérieurs ou inférieurs. Elle est cependant peu appliquée dans les faits car pas mal de commerçants craignent, en arrondissant leurs prix, de mécontenter les clients.

Cette nouvelle loi qui devrait donc entrer en vigueur l'an prochain est dans l'air du temps. Ces pièces de 1 et 2 cents se perdent au fond des poches et sont chères à fabriquer. Selon une étude de la Commission européenne, leur prix de revient s'élève à environ 150 % de leur valeur faciale : autrement dit, la fabrication d'une pièce de 1 cent coûte 1,5 cent en fabrication à la Monnaie royale. Depuis quelque temps, la Banque centrale européenne veut abandonner l'usage de ces petites pièces dont la fabrication a d'ailleurs été arrêtée dans notre pays ainsi qu'en Finlande, aux Pays-Bas et en Irlande. Et d'autres pays, comme la France, y travaillent sérieusement.

62 milliards

Selon les statistiques de la BCE, 35 milliards de pièces de 1 cent et 27 milliards de pièces de 2 cents sont actuellement en circulation.