Peu avant Noël, le patron de Brussels Airlines, Bernard Gustin, a été nommé président d'Elia, le gestionnaire du réseau à haute tension du pays. La nomination peut paraître singulière, mais Bernard Gustin, 49 ans, n'a pas seulement une expérience dans les transports. Avant de rejoindre Brussels...

Peu avant Noël, le patron de Brussels Airlines, Bernard Gustin, a été nommé président d'Elia, le gestionnaire du réseau à haute tension du pays. La nomination peut paraître singulière, mais Bernard Gustin, 49 ans, n'a pas seulement une expérience dans les transports. Avant de rejoindre Brussels Airlines en 2008, il était consultant chez Arthur D Little durant neuf années, et avait travaillé, entre autres, sur le secteur de l'énergie. Notamment comme conseiller pour la fusion entre Suez et Gaz de France, groupe baptisé Engie, la maison mère d'Engie Electrabel. Ce poste est plutôt une exception : Bernard Gustin n'a pas multiplié les postes d'administrateurs hors du groupe Brussels Airlines, qui l'occupe plus qu'à temps plein. Il est administrateur (indépendant) d'Elia depuis l'été dernier, et succède à Claude Grégoire, étiqueté PS, qui exerçait la présidence ad interim, représentant le premier actionnaire d'Elia, les communes du pays, la société coopérative Publi T (44,9%). Elia est un " animal " bien différent de Brussels Airlines. Cette dernière, privée, et filiale du groupe Lufthansa, est soumise à une rude concurrence. Bien que cotée, Elia est une entreprise plus politique, avec un actionnariat de contrôle public, les communes, et un monopole légal pour le transport de courant à haute tension (plus de 30.000 volts). Bernard Gustin est par ailleurs nominé pour le prix du Manager de l'Année de Trends-Tendances, dont l'élu sera connu le 9 janvier 2018.