Lancé depuis deux ans en Flandre, Hoplr rencontre déjà un beau succès. Cette plateforme se présente comme un réseau social. Mais la comparaison avec l'entreprise d'un certain Mark Zuckerberg s'arrête là, car l'ambition de la société est tout autre que celle du géant Facebook. " Ce que nous souhaitons, c'est tout simplement recréer du lien dans les quartiers et parer à l'individualisme ambiant ", lance Gaële Poncelet, sales executive & customer success manager chez Hoplr.
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Lancé depuis deux ans en Flandre, Hoplr rencontre déjà un beau succès. Cette plateforme se présente comme un réseau social. Mais la comparaison avec l'entreprise d'un certain Mark Zuckerberg s'arrête là, car l'ambition de la société est tout autre que celle du géant Facebook. " Ce que nous souhaitons, c'est tout simplement recréer du lien dans les quartiers et parer à l'individualisme ambiant ", lance Gaële Poncelet, sales executive & customer success manager chez Hoplr. L'idée est de permettre aux citoyens d'emprunter le matériel de jardin de leurs voisins, de faire du troc, d'organiser des fêtes de quartier ou encore de signaler des animaux perdus. Aujourd'hui, plus de 1.000 quartiers disposent ainsi de leur plateforme et quelque 100.000 foyers se sont déjà inscrits. La jeune entreprise souhaite désormais s'attaquer à la partie francophone du pays. " Nous venons de lancer Namur et Bruxelles en même temps. Nous avons créé une centaine de quartiers dans la capitale ", explique Gaële Poncelet.Contrairement à des réseaux sociaux tels que Facebook, la start-up ne diffuse aucune publicité. Son modèle économique est basé sur la collaboration avec des organisations locales. Hoplr génère des revenus en mettant un " tableau de bord " à leur disposition. Autorités locales et pouvoirs publics peuvent y diffuser des messages d'utilité publique, concernant des travaux de voirie ou la collecte des déchets, par exemple. " contre une licence annuelle équivalant à 70 centimes par ménage, précise Gaëlle Poncelet. Ce service peut également intéresser d'autres acteurs, comme les porteurs de projets immobiliers ou des intercommunales. " Pour poursuivre sa croissance, Hoplr vient donc de lever 1,15 million d'euros auprès de la banque Belfius et du promoteur immobilier Matexi. " La levée de capitaux a pour objectif de booster notre croissance en Belgique et aux Pays- Bas, confirme le cofondateur, Jennick Scheerlinck. Nous voulons lancer notre réseau social de voisinage dans toutes les grandes villes du Benelux et continuer de développer nos relations à long terme avec les villes et communes. " Belfius, qui finance de nombreuses autorités locales, a découvert Hoplr dans le cadre de sa collaboration avec l'accélérateur The Birdhouse, qui a accompagné la start-up à son lancement. L'année dernière, la banque a renforcé son partenariat avec The Birdhouse en créant un fonds d'investissement de 10 millions d'euros destiné à soutenir des start-up. Quelque 615.000 euros viennent ainsi d'être investis dans Hoplr. De son côté, Matexi, qui se définit comme " un développeur de quartiers ", suit le projet depuis ses débuts. " Lorsque Hoplr a été lancé il y a deux ans, nous étions son premier partenaire ", souligne Kristoff De Winne, manager corporate office. A l'époque, Matexi avait alors injecté 250.000 euros via son fonds d'investissement Quaeroq. Cette fois, le double a été mis sur la table. " Nous avions été séduits par le projet, poursuit le responsable. Nous sommes convaincus que les quartiers ne peuvent pas prendre vie simplement avec des briques mais plutôt avec ce qui se crée autour. Ce genre de projet est vecteur de cohésion sociale et peut dynamiser ces quartiers. " L'entreprise est ainsi entrée dans le capital de Hoplr à hauteur d'un tiers environ, devenant le partenaire principal de la jeune entreprise, juste derrière les fondateurs. " C'est dire si nous sommes convaincus, sourit le responsable de Matexi. Nous ne soutiendrions pas autant le projet si nous ne croyions pas au réel intérêt de leur démarche. " Le nouvel apport financier a notamment permis à Hoplr d'élargir ses effectifs de six à 11 personnes. La start-up table sur un chiffre d'affaires de 250.000 euros cette année et prévoit d'atteindre le seuil de rentabilité en 2019.