Dans le cadre du tax shift, le gouvernement Michel avait octroyé fin 2015 une enveloppe de 580 millions d'euros destinés aux indépendants et aux PME. La mesure principale de ce paquet s'appelle " zéro cotisation ". Elle stipule qu'entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2020, tous les indépendants ou PME qui engagent un premier travailleur bénéficie...

Dans le cadre du tax shift, le gouvernement Michel avait octroyé fin 2015 une enveloppe de 580 millions d'euros destinés aux indépendants et aux PME. La mesure principale de ce paquet s'appelle " zéro cotisation ". Elle stipule qu'entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2020, tous les indépendants ou PME qui engagent un premier travailleur bénéficient d'une exonération des cotisations sociales patronales principales sur ce premier travailleur. Cette exonération est à vie. En clair, elle est liée à l'emploi lui-même, pas au travailleur engagé. La dispense reste acquise même si ce travailleur quitte l'entreprise et est remplacé par la suite. Cette exonération ne concerne que les cotisations patronales de base, pas les spécifiques réclamées par l'ONSS ni les cotisations à charge de l'employé. Quels sont les premiers résultats de cette mesure intensive ? En 2016, 18.306 employeurs (indépendants et PME) ont profité de la mesure. Au premier trimestre de 2017, 3.882 emplois supplémentaires ont été créés de cette façon. Si on compare l'année 2016 à 2015, la création de ces premiers emplois a augmenté de 65,3 % ! C'est en Wallonie (95,7 %) que la différence est la plus marquée. La Flandre et Bruxelles se comportent de la même manière avec, respectivement, une hausse de 54,1 % et 53,8 %. Selon le cabinet de Denis Ducarme, ministre fédéral des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale, ces nouveaux emplois se retrouvent principalement dans les secteurs du commerce (20 %), de la construction (15 %) et de l'horeca (15 %). La mesure " zéro cotisation " peut donc être considérée comme un beau succès. Il n'empêche que sa marge de progression reste énorme, puisqu'elle n'a touché que 2,1 % des indépendants belges.