Dans un monde où la communication est reine, le concept est roi en matière d'horeca. On connaissait les restaurants de bouchers stars (Dierendonck, Le Bourdonnec, Desnoyer et autres), voici le " bar-boucherie ", nettement moins ambitieux... Ouvert il y a quelques semaines par les frères Verhaeghe a...

Dans un monde où la communication est reine, le concept est roi en matière d'horeca. On connaissait les restaurants de bouchers stars (Dierendonck, Le Bourdonnec, Desnoyer et autres), voici le " bar-boucherie ", nettement moins ambitieux... Ouvert il y a quelques semaines par les frères Verhaeghe au Châtelain, Firmin le boucher propose de venir boire un verre et de manger un bout sur le pouce. Ça ressemble au bon vieux bistrot, en somme. A la différence qu'on peut acheter ici un morceau de barbaque sous vide à emporter et qu'il n'y a pas vraiment de cuisine. Firmin le Boucher se contente en effet de servir, avec des frites passe-partout (mais pas mauvaises) et une salade bien assaisonnée, les viandes - évidemment - maturées d'Alexandre Polmard, éleveur de blondes d'Aquitaine et boucher près de Verdun. A la tête d'une boutique à Paris, celui-ci pratique " l'hibernation " de la viande. Soit une version plus glamour de la congélation, où la viande est " figée à -43 ° C ". Le résultat dans l'assiette ? Rien de scandaleux, rien de renversant non plus. Si le steak haché aux cèpes (14 euros) est quelconque (où sont les cèpes ?), le tartare de " deux Polmard ", alliant pavé nacré et boeuf semi-séché sort, lui, son épingle du jeu malgré son prix salé (22 euros). L'ambiance agréable et les petits vins corrects semblent en tout cas déjà avoir séduit la clientèle du quartier.