Festival interdisciplinaire, Artonov en est à septième édition. Cette fois, il a choisi le thème d'Ibasho, mot japonais qui désigne l'endroit où l'on se sent le mieux, où l'on peut rester soi-même. Vaste programme, toujours à l'intersection entre la (re)découverte de lieux bruxello...

Festival interdisciplinaire, Artonov en est à septième édition. Cette fois, il a choisi le thème d'Ibasho, mot japonais qui désigne l'endroit où l'on se sent le mieux, où l'on peut rester soi-même. Vaste programme, toujours à l'intersection entre la (re)découverte de lieux bruxellois pas forcément en rapport immédiat avec l'Art nouveau - la charte de départ - et puis des concerts, performances ou représentations divers. On est assez intrigué par Balsam (photo), deux représentations ce 3 octobre à la Maison de la Poste: il s'agit d'un ambitieux spectacle rassemblant une dizaine de musiciens et plusieurs alchimistes mettant en scène des sonorités traditionnelles dans des décors et recettes proches du fantastique. Fantastique également, dans un autre genre, la proposition, le 8 octobre, de The Wunderkammer of Polyphony : une remontée dans le temps, jusqu'à la fin du Moyen Age et la pleine Renaissance. Et l'interprétation, via huit chanteurs, des polyphonies d'époque, dans ce lieu exceptionnel qu'est la Vanhaerents Art Collection au centre de Bruxelles. Et puis, sur les huit spectacles programmés, on retient aussi le Duo pour organetto et ordinateur, soit 40 minutes de rencontre entre un orgue miniature portatif, aujourd'hui tombé dans l'oubli, et la machine digitale. Deux représentations le 10 octobre à l'Atelier Colpaert à Schaerbeek.