Le groupe avait déjà mal commencé l'année, en publiant un chiffre d'affaires (CA) décevant au terme du premier trimestre. Cette tendance s'est confirmée sur l'ensemble du premier semestre. Le CA de Barco a reculé de 2,1 % sur une base annuelle, à 518 millions d'euros, un chiffre inférieur au consensus. Le groupe a dès lors revu à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice.
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Le groupe avait déjà mal commencé l'année, en publiant un chiffre d'affaires (CA) décevant au terme du premier trimestre. Cette tendance s'est confirmée sur l'ensemble du premier semestre. Le CA de Barco a reculé de 2,1 % sur une base annuelle, à 518 millions d'euros, un chiffre inférieur au consensus. Le groupe a dès lors revu à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Alors qu'en avril Barco tablait encore sur une croissance annuelle de 5 %, il pronostique désormais un CA stable. Mais Barco, qui facture en dollar, a une bonne excuse. Depuis le début de l'année, l'euro a gagné 9 % face à la devise américaine. Cela dit, le repli du CA est en grande partie imputable à la division Entertainment, qui regroupe les activités cinématographiques numériques, pour lesquelles Barco est leader de marché, et les écrans professionnels pour les grands événements ; le CA s'y est replié de 9,2 %, à 247,4 millions d'euros. Barco a revendu en début d'année au spécialiste américain ETC sa division spécialisée High End Systems, qui était rattachée à Entertainment et dégageait un CA annuel de quelque 20 millions d'euros. Barco a également vendu moins de projecteurs laser en Chine et aux États-Unis. L'année 2016 fut excellente pour le cinéma numérique en Chine. Le marché signe encore une évolution mais le rythme de croissance a ralenti. On note cependant une croissance en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Inde. Malgré une hausse respective de leur CA de 7 et 8,7 %, les divisions Enterprise et Healthcare ne sont pas parvenues à compenser le repli d'Entertainment. Enterprise a tiré profit du succès de ClickShare, et les investissements dans les chambres de contrôle portent également leurs fruits. Grâce à Healthcare, Barco est parvenu à accroître ses parts de marché. Le cash-flow opérationnel ou EBITDA, à 48,2 millions d'euros, se situe cependant légèrement au-delà des prévisions pour le premier semestre. La marge d'EBITDA du groupe est restée inchangée sur une base annuelle, à 9,3 %. La marge d'Entertainment a reflué à 7,1 %, contre 8,3 % l'an dernier. Enterprise (11,1 %) et Healthcare (11,5 %) affichent une marge supérieure à la moyenne du groupe. Le nombre de nouvelles commandes pendant le premier semestre, à 561,9 millions d'euros, est de 5,4 % supérieur à celui de la même période un an plus tôt. La position liquide nette a reculé de 286,6 millions d'euros fin décembre à 228 millions d'euros à la fin du premier semestre. Mais seuls 140 millions sont disponibles. Le solde est parqué dans China Film Group, la joint-venture au travers de laquelle Barco dessert le marché chinois local du cinéma numérique. Le cash-flow libre était négatif à hauteur de 33,5 millions d'euros du fait d'une augmentation des fonds de roulement. Au second semestre, ce paramètre devrait être à nouveau positif. L'avertissement sur chiffre d'affaires a certes gâché le sentiment, mais plusieurs éléments restent assurément positifs. L'augmentation du nombre de commandes ne s'est pas encore traduite par une hausse du chiffre d'affaires, mais cela sera le cas au second semestre. Compte tenu de la valorisation correcte de Barco, nous maintenons pour l'heure le conseil inchangé. En cas de repli sous 80 euros, le titre pourra être reconsidéré pour un achat. Conseil : conserver/attendre Risque : moyen Rating : 2B Paru sur initiedelabourse.be le 2 août Barco peut invoquer l'excuse de la hausse du billet vert.