Les joueurs belges ont commencé l'année sur les chapeaux de roues lors de l'Abu Dhabi Championship, premier grand rendez-vous de l'European Tour. Après avoir longtemps mené les débats, Thomas Pieters a terminé cinquième. Et Thomas Detry a signé une neuvième place qui en dit long sur son potentiel. Si l'on ajoute la très honorable 32e position de Nicolas Colsaerts, on peut être résolument optimiste pour ce millésime. Mine de rien, la Belgique est devenue une nation forte sur la planète golf. A Abou Dhabi, seule l'Angleterre a placé davantage de joueurs d...

Les joueurs belges ont commencé l'année sur les chapeaux de roues lors de l'Abu Dhabi Championship, premier grand rendez-vous de l'European Tour. Après avoir longtemps mené les débats, Thomas Pieters a terminé cinquième. Et Thomas Detry a signé une neuvième place qui en dit long sur son potentiel. Si l'on ajoute la très honorable 32e position de Nicolas Colsaerts, on peut être résolument optimiste pour ce millésime. Mine de rien, la Belgique est devenue une nation forte sur la planète golf. A Abou Dhabi, seule l'Angleterre a placé davantage de joueurs dans le top 10 ! Thomas Pieters aurait, bien sûr, aimé sabler le champagne à l'occasion de son premier tournoi de l'année. Le coup est passé tout près. En tête au départ du dernier tour, l'Anversois n'a malheureusement pas réussi à porter l'estocade le dimanche en raison notamment d'un vilain double bogey sur le trou n°11. Mais il a clairement affiché ses prétentions. Sur les 58 premiers trous, il n'a concédé qu'un seul petit bogey : c'est une statistique qui en dit long sur sa régularité. En 2017, après un début de saison supersonique - avec notamment une fabuleuse quatrième place au Masters d'Augusta -, Thomas Pieters avait connu une légère baisse de régime. A l'évidence, il a retrouvé ses meilleures sensations. " Il n'a pas de limite. Il maîtrise tous les coups et possède une ambition exceptionnelle. J'ai rarement vu un champion travailler avec une telle intensité ", confie Jérôme Theunis qui l'entraîne pour le putting depuis quelques mois et qui vient de passer plusieurs jours avec lui en Asie. En vérité, Thomas Pieters symbolise pleinement cette nouvelle génération de joueurs qui renversent tout sur leur passage. Il est un peu l'équivalent européen des Justin Thomas, Rickie Fowler ou Brooks Koepka aux Etats-Unis. Certes, il doit encore franchir un palier - surtout au niveau mental - pour rejoindre réellement les meilleurs du monde. On l'a vu plusieurs fois fléchir lors du dernier tour, un peu comme si son obsession de la victoire le poussait à prendre un peu trop de risques. Mais, de l'avis unanime, il a désormais le niveau pour tutoyer l'élite mondiale. Et la perspective d'une sélection en Ryder Cup devrait lui donner des ailes ! Thomas Detry a, lui aussi, le vent en poupe. Sa neuvième place à Abou Dhabi, dans un tournoi extrêmement relevé, est réellement remarquable. Songez qu'il a signé le même score final (-14) que l'Américain Dustin Johnson, numéro un mondial ! " Jusqu'ici, tout se déroule comme prévu. J'espère remporter, en 2018, mon premier tournoi sur l'European Tour et entrer dans le top 100 mondial ", glisse sagement le jeune Bruxellois, professionnel depuis un an et demi à peine et qui ne cesse d'impressionner les spécialistes par la qualité de son jeu et la gestion de sa carrière.