Dix ans que cette adresse intime au coeur des Marolles (deux étages au 314, rue Haute) propose de l' art outsider. Arts & marges musée est en effet l'un des deux pôles en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec le Trinkhall Museum liégeois, à s'intéresser à cette partie de la création fa...

Dix ans que cette adresse intime au coeur des Marolles (deux étages au 314, rue Haute) propose de l' art outsider. Arts & marges musée est en effet l'un des deux pôles en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec le Trinkhall Museum liégeois, à s'intéresser à cette partie de la création fameusement nommée "art brut" par Jean Dubuffet et initialement popularisée en Belgique par le Creahm (Créativité et handicap mental). Pour son dixième anniversaire, l'institution bruxelloise revisite sa collection de 4.000 pièces, "le long des routes caillouteuses et des sentiers moins fréquentés de l'art (...) s'ouvrant à une dizaine d'artistes-complices". Si vous avez déjà approché le travail de ces peintres parfois sculpteurs, vous savez combien ce travail plastique est inventif et déconcertant. Si vous êtes novice en la matière, l'occasion est belle d'être étonné via des oeuvres qui marquent par leur visuel sans peur ni frontière. Surtout si, comme ici, s'y associent deux auteurs dans une création commune. Par exemple, celle du Gabonais Samuel Trenquier et du Japonais Tomoaki Sakai dans l'évocation d'une machine à laver que vous n'installerez sans doute pas à la maison. Ou encore cette statue futuristico-primitive de Sarah Kokot et Sylvain Cosijns. A noter que les éditions CFC publient un ouvrage relié à l'expo, particulièrement intéressant et significatif.