Glass Museum, c'est de l'electro au-delà du jazz, de la musique contemporaine instrumentale et même, pourquoi pas, le petit neveu de la deep house la plus organique. Soit Antoine Flipo, diplômé ingé agronome, aux claviers électriques ou pas, et le percussio...

Glass Museum, c'est de l'electro au-delà du jazz, de la musique contemporaine instrumentale et même, pourquoi pas, le petit neveu de la deep house la plus organique. Soit Antoine Flipo, diplômé ingé agronome, aux claviers électriques ou pas, et le percussionniste Martin Grégoire, masterisé en gestion culturelle à l'ULB. Tous les deux originaires de la région de Tournai - et désormais Bruxellois -, ils sortent Reflet, troisième album sur l'excellent label gantois Sdban Records. Il est toujours question du mariage entre les sons synthétiques et les pulsions corporelles, pour un résultat sonore qui détourne les genres vers un délire gourmand. Avec, en scène, la nouvelle complicité du contrebassiste Brieuc Angenot. Si Glass Museum était un plat, ce ne serait ni de la cuisine moléculaire ni de la riche gastronomie à la française. Plutôt l'improbable jonction des deux, combinant de finesses virtuosités et un groove qui rassasie. En concert, le spectateur un rien participatif, en ressort rincé de plaisir, de sueur, de contentement. Là où la dextérité rencontre l'évidence du mouvement. D'une énergie contagieuse plutôt rare.