Le 18 mai, son CEO Tim Van Hauwermeiren a eu l'honneur de faire sonner la cloche ouvrant la première séance de négociation d'Argen-X sur le Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques. Même si la presse belge en a peu fait écho, cette IPO fut un énorme succès. L'objectif de départ était de récolter environ 65 millions de dollars. Finalement, ce sont quelque 5,9 millions d'actions qui ont été placées à 17 dollars par action (décote de seulement 2,4 %), soit un montant total de 100 millions de dollars. L'option de sursouscription de 15 % entièrement exercée le lendemain a même porté le montant total brut récolté à 115 millions de dollars.
...

Le 18 mai, son CEO Tim Van Hauwermeiren a eu l'honneur de faire sonner la cloche ouvrant la première séance de négociation d'Argen-X sur le Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques. Même si la presse belge en a peu fait écho, cette IPO fut un énorme succès. L'objectif de départ était de récolter environ 65 millions de dollars. Finalement, ce sont quelque 5,9 millions d'actions qui ont été placées à 17 dollars par action (décote de seulement 2,4 %), soit un montant total de 100 millions de dollars. L'option de sursouscription de 15 % entièrement exercée le lendemain a même porté le montant total brut récolté à 115 millions de dollars. Ce résultat et la vitesse à laquelle le processus s'est accompli démontre l'intérêt des investisseurs américains pour les biotechnologies. Argen-X n'aurait pas pu rêver de validation plus flagrante de la valeur de sa technologie basée sur les anticorps, de son portefeuille de projets en évolution rapide et de la confiance dans une équipe qui ne cesse d'obtenir des résultats. C'est le couronnement ultime de longues années de persévérance, car l'événement a été précédé de centaines de rencontres avec des investisseurs américains. L'élargissement de la base d'investisseurs favorisera les prochaines opérations de financement et permet à Argen-X de revoir ses ambitions à la hausse. Dans un premier temps, il s'agira de maximiser la valeur de l'ARGX-110 et l'ARGX-113. Deux essais cliniques de phase II sont en cours avec l'anticorps ARGX-113 pour la myasthénie grave (maladie rare des muscles), et le PTI (maladie du sang). Le recrutement pour la première étude progresse rapidement - 12 des 24 patients nécessaires ont été recrutés en quatre mois - et les résultats sont attendus au premier trimestre 2018. Pour l'étude sur le PTI, il faudra attendre la deuxième moitié de 2018. Avec l'ARGX-110, un médicament contre le cancer qui vise une nouvelle cible (CD70), deux essais cliniques de phases I/II sont en cours pour des cancers rares du sang : le lymphome à cellules T (finalement sous la forme de monothérapies après les excellents résultats de la phase I) et la leucémie myéloïde aiguë (étude de dosage combinée avec le traitement standard actuel). Pour ces études, les premiers résultats intérimaires seront connus fin de cette année. S'ils sont bons, Argen-X veut exécuter elle-même les essais de phase III tant pour l'ARGX-110 (au moins en partie) que pour l'ARGX-113. De plus, l'ARGX-113 présente un fort potentiel pour des indications complémentaires, et une collaboration en cours avec Broteio pourrait donner naissance à une nouvelle molécule qui offre des synergies avec l'ARGX-113. Pour l'ARGX-115, un médicament contre le cancer destiné à une nouvelle cible (GARP), le premier des deux jalons précliniques de 10 millions de dollars a été atteint. AbbVie devrait prendre une décision sur une prise en licence en 2018. Nous sommes très satisfaits des progrès rapides réalisés chez Argen-X et nous nous attendons à ce que le suivi des analystes américains soutienne le cours durant les prochains mois. Digne d'achat, avec le risque supérieur à la moyenne propre aux biotechs (1C). L'assemblée générale a approuvé le changement de nom (de Tessenderlo Chimie) au profit de Tessenderlo Group. Elle a aussi autorisé le rachat de 10 % au plus des actions propres à un prix unitaire situé entre 15 et 50 euros au cours des cinq prochaines années. Alors que l'entreprise n'a plus versé de dividende depuis plusieurs années, plus précisément depuis l'arrivée du directeur (CEO) et actionnaire de référence Luc Tack. Le même modèle se dessine d'ailleurs chez Picanol, où Luc Tack tient les rênes depuis beaucoup plus longtemps et de manière encore plus manifeste. Directement (société Symphony Mills) et indirectement (Picanol ; via la société Verbrugge), Luc Tack détient environ 40 % des actions Tessenderlo. L'éventuelle destruction des actions rachetées pourra aider Luc Tack à porter plus rapidement sa participation à 50 % au moins. Les actions rachetées sont également pratiques pour distribuer des options au personnel ou comme monnaie d'échange en cas d'acquisition. En tout cas, les rachats d'actions n'empêcheront ni la poursuite de la modernisation des usines existantes ni la construction de nouveaux sites de production. Tessenderlo Group est également en bonne voie de devenir une entreprise exempte de dettes, cette année ou la prochaine. L'action Tessenderlo fluctue à proximité de son plus haut niveau en dix ans et a vu sa valeur plus que doubler depuis son plancher de fin 2013. Ces derniers mois, la valorisation a également atteint 14 fois le bénéfice attendu pour cet exercice, avec un ratio valeur d'entreprise (EV)/cash-flow opérationnel (EBITDA) de 8. Autrement dit : l'action n'est plus sous-valorisée. D'où la révision de notre conseil à " conserver/attendre " (2B). Paru sur initiedelabourse.be le 13 juin