Il y aura peut-être bientôt des cures de désintox, pas pour les classiques drogue, sexe et alcool, mais pour ce phénomène télévisuel qui consiste à regarder en tranches minutées un récit, de préférence haletant, et d'y adjoindre l'équival...

Il y aura peut-être bientôt des cures de désintox, pas pour les classiques drogue, sexe et alcool, mais pour ce phénomène télévisuel qui consiste à regarder en tranches minutées un récit, de préférence haletant, et d'y adjoindre l'équivalent ciné du page turner, ce truc qui fait qu'on s'accroche aux épisodes, un, deux et, non alors juste encore un. Jusqu'à ce que les yeux se brouillent et qu'il soit trois heures du matin... Le cadre proposé par Bozar n'en est pas moins large: du mercredi 8 au dimanche 12 décembre, la Salle M du Palais propose des projections de 10 heures du matin à 23 heures. On peut apporter sa couverture de survie et son thermos. En réalisant que ces avant-premières de séries, non encore diffusées par Netflix ou autres, rencontrent ici le grand écran et des thèmes très divers. On est intrigué par The Last Socialist Artefact - sacré titre... - qui plonge dans la réalité des Balkans actuels. Très fort dans l'air du temps, H24 reprend pas moins de 24 courts métrages où il est question de féminicide ou de revenge porn. Et, plus local, voilà également Pandore, série belge qui raconte le clash entre médias et monde judiciaire.