"L'exposition actuelle traite d'une civilisation postapocalyptique ayant possiblement épuisé les ressources de la Terre. Ce qui n'empêche pas notre actuelle consommation d'électricité de faire tourner le Mima." Cette déclaration, avec sourire, à l'entrée du Mima Museum...

"L'exposition actuelle traite d'une civilisation postapocalyptique ayant possiblement épuisé les ressources de la Terre. Ce qui n'empêche pas notre actuelle consommation d'électricité de faire tourner le Mima." Cette déclaration, avec sourire, à l'entrée du Mima Museum (Molenbeek-Saint-Jean) annonce une vision particulière menée par l'artiste bruxellois Félix Luque Sanchez (né en Espagne en 1976) et ses deux complices, Damien Gernay et Inigo Bilbao Lopategui. Ces trois-là orchestrent une symphonie plastique que l'on peut appréhender sans théorie, de manière purement physique, tactile, émotionnelle. Alors oui, on est impressionné par ce bout de rocher qui, grâce à quatre aimants judicieusement paramétrés, se tient en équilibre dans l'air du Mima. Et puis, au rang d'autres pièces qui accrochent, il y a ce Bois mort, soit une centaine de tubes lumineux qui évoquent un inattendu arbre de Noël en néon libertaire. Avec cet avertissement dans l'escalier menant à l'oeuvre: elle peut présenter des dangers pour les visiteurs avec pacemaker! La réussite de cette proposition du Mima - d'ores et déjà un succès point de vue visiteurs - c'est qu'on peut franchement s'y laisser aller. En dehors des théories ou de l'histoire de l'art contemporain. Juste se laisser guider par la poésie électrique du lieu.