Organisé tous les deux ans en alternance avec celui du Bourget, le salon de Farnborough, du nom d'un aéroport d'affaires situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Londres, a été un formidable succès. Preuve de l'extrême dynamisme d'un secteur qui ne semble craindre ni le Brexit, ni la guerre commerciale. Plus de 1.200 commandes et engagements d'achats y ont été signés pour une...

Organisé tous les deux ans en alternance avec celui du Bourget, le salon de Farnborough, du nom d'un aéroport d'affaires situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Londres, a été un formidable succès. Preuve de l'extrême dynamisme d'un secteur qui ne semble craindre ni le Brexit, ni la guerre commerciale. Plus de 1.200 commandes et engagements d'achats y ont été signés pour une valeur totale de 150 milliards de dollars. C'est autant qu'au Bourget l'an dernier, mais beaucoup mieux que l'édition anglaise précédente (124 milliards). Le match Boeing-Airbus a tourné à l'avantage du premier mais l'avionneur européen a fait mieux que se défendre. Alors que Boeing engrangeait 673 commandes (dont 145 étaient déjà dans son carnet mais sous une identité masquée) pour 98 milliards au prix catalogue, Airbus a annoncé 431 commandes fermes et engagements d'achats, notamment pour l'A350, son nouveau biréacteur long- courrier. Le salon marquait aussi l'arrivée de l'A220 dans la gamme européenne. Ancien CSeries de Bombardier, il existe en deux versions permettant de transporter entre 110 et 160 passagers. Il a déjà convaincu deux compagnies américaines dont JetBlue qui en a commandé 60 exemplaires. Dans les allées du salon, les experts s'accordaient sur une augmentation annuelle du trafic aérien de 4 % au moins encore pendant 20 ans. Boeing estime que la demande d'avions neufs de plus de 100 sièges se situera autour des 42.000 exemplaires, soit des commandes de 6.300 milliards de dollars. De quoi occuper les usines des deux constructeurs majeurs pendant de nombreuses années encore. En marge du salon, le Royaume-Uni a dévoilé son projet d'avion de combat qu'il entend développer seul. Baptisé Tempest ( photo), il pourra fonctionner avec pilote ou comme un drone et devrait être prêt à remplacer le Typhoon en 2040. Un projet clairement en concurrence avec le projet franco-allemand développé par Dassault et Airbus.