Alors qu'il avait terminé le premier semestre 2016 sur une perte de 67 millions d'euros, suite à l'accord à l'amiable trouvé avec les actionnaires de Fortis pour les indemniser (1,2 milliard d'euros), Ageas vient de boucler un premier semestre sur un bénéfice net de 284 millions ...

Alors qu'il avait terminé le premier semestre 2016 sur une perte de 67 millions d'euros, suite à l'accord à l'amiable trouvé avec les actionnaires de Fortis pour les indemniser (1,2 milliard d'euros), Ageas vient de boucler un premier semestre sur un bénéfice net de 284 millions d'euros. Un résultat qualifié de " solide " par son CEO Bart De Smet, qui ne cache pas son envie de procéder à l'une ou l'autre acquisition. Il faut dire que l'assureur né sur les cendres de Fortis dispose aujourd'hui d'un solide trésor de guerre, estimé à 1,7 milliard d'euros selon nos confrères de L'Echo. La force de frappe du groupe monterait même à plus de deux milliards d'euros si on tient compte de sa capacité d'emprunt. Que pourrait faire Bart De Smet de ce magot ? Le CEO dit lorgner trois marchés : la Belgique (où Ageas est présent au travers d'AG Insurance, première compagnie du pays dont il détient 75 %), le Portugal et l'Indonésie. Pour ce qui est de notre pays, Ageas s'est dit à plusieurs reprises ouvertement intéressé par un rachat d'Ethias au cours des derniers mois. Mais le dossier de l'assureur liégeois s'est récemment refermé, jusqu'en 2019 au moins, c'est-à-dire après les prochaines élections législatives. Quant aux 25 % restants que BNP Paribas détient dans AG Insurance, il n'est pas exclu que la banque française puisse s'en défaire dans les mois qui viennent, supputent certains. S.B.