C'est l'heure des Final Series sur l'European Tour. Histoire d'attiser les feux du suspense en cette fin de saison, le circuit européen s'est inspiré de la FedEx Cup américaine. Les trois derniers tournois dégageront ainsi un petit parfum de playoffs avec, en toile de fond, de belles étrennes pour les lauréats !
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C'est l'heure des Final Series sur l'European Tour. Histoire d'attiser les feux du suspense en cette fin de saison, le circuit européen s'est inspiré de la FedEx Cup américaine. Les trois derniers tournois dégageront ainsi un petit parfum de playoffs avec, en toile de fond, de belles étrennes pour les lauréats ! Réservé aux 70 meilleurs joueurs de la hiérarchie européenne 2019, le Turkish Airlines Open propose, cette semaine, un prize money de 7 millions de dollars. Dans la foulée, le Nedbank Championship d'Afrique du Sud offrira, du 14 au 17 novembre, une dotation de 7,5 millions de dollars aux 60 premiers du même classement. Enfin, du 21 au 24 novembre, le Top 50 se retrouvera à Dubaï pour le bouquet final aux allures de jackpot (8 millions de dollars et un bonus de 3 millions pour le vainqueur final). Grande première : les trois mousquetaires du swing belge se sont qualifiés pour cette dernière ligne droite. Thomas Pieters pointe, actuellement, à la 39e place, Nicolas Colsaerts à la 53e et Thomas Detry à la 66e. Pour un petit pays comme la Belgique, riche de moins de 70.000 licenciés, il s'agit d'une véritable performance. A titre de comparaison, les Pays-Bas (plus de 350.000 affiliés) et l'Allemagne (600.000 licenciés) n'auront chacun qu'un seul représentant sur la grille de départ : Joost Luiten et Martin Kaymer. Et qu'on se le dise : les trois champions belges ont un beau coup jouer lors de ce dernier triptyque de fin d'année. Malgré une certaine irrégularité, Thomas Pieters fait toujours partie intégrante des joueurs les plus complets du circuit. Il vient de passer le cut de ses neuf derniers tournois, remportant au passage le Masters de Tchéquie. Malgré ses traditionnels ups and downs, l'Anversois a largement le potentiel pour forcer, à tout moment, les portes des plus grands exploits. Tout auréolé de son sacre à l'Open de France, Nicolas Colsaerts a, lui, fait le plein de moral gagnant. Objectivement, ce parachutage dans les Final Series est, pour lui, un petit miracle. Mais sachant combien il fonctionne à la confiance, il est parfaitement capable de remettre le couvert ! Enfin, Thomas Detry s'efforcera de poursuivra sa marche en avant et d'étoffer son C.V. Le jeune Bruxellois n'a loupé que trois cuts lors des 23 tournois auxquels il a participé cette année. Voilà une statistique éloquente. Certes, porté par son énergie et son ambition, il aurait aimé soulever en 2019 son premier trophée sur l'European Tour et se hisser, pour la première fois, dans le Top 100 mondial (il est actuellement 161e). Mais, pour ce joueur aussi talentueux que pressé ce n'est qu'une question de patience. Le Turkish Airlines Open se dispute sur le parcours " Montgomerie Maxx " d'Antalya. Plusieurs gros bras (dont Jon Rahm, Matthew Fitzpatrick, Tommy Fleetwood, Sergio Garcia et Rory McIlroy) ont décidé de faire l'impasse. Pour les outsiders aux dents longues, l'occasion est idéale d'occuper le devant de la scène.