" Belgian Women. Cinq femmes, cinq tempéraments, un pentacle. Peinture belge abstraite d'après-guerre ". Voilà comment La Patinoire Royale présente sa nouvelle exposition, sous le vocable Pentacle, référence faite à l'étoile à cinq branches, star incontestée de la représent...

" Belgian Women. Cinq femmes, cinq tempéraments, un pentacle. Peinture belge abstraite d'après-guerre ". Voilà comment La Patinoire Royale présente sa nouvelle exposition, sous le vocable Pentacle, référence faite à l'étoile à cinq branches, star incontestée de la représentation occulte. Manière, peut-être, de mettre un signe de mystère et d'inconnu sur le travail de cinq artistes aux styles divergents. On n'est pas très client des monochromes de Marthe Wéry (1930-2005), pas plus que des compositions volontiers géométriques d'Antonia Lambelé (1943) alors que les couleurs croisées de Francine Holley (1919-2020) jouent davantage sur ce qui pourrait s'approcher d'une forme d'abstraction sentimentale, peuplée de parfums possiblement africains et donc d'interprétations multiples. Ce qui reste le jeu principal face aux toiles des deux autres, Berthe Dubail (1911-1984) et Gisèle Van Lange (1929). La première est exposée via des oeuvres intéressantes comme ce Pulsions de 1963, coup de pinceau qui donne l'impression d'être au coeur de ténèbres conviviales. La seconde, Van Lange, est le principal point d'attraction de l'événement de La Patinoire : puissance évocative, imagination architecturale, beautés à peines cachées. Le genre de puzzle pictural qui donne envie d'en savoir et d'en voir plus sur Madame Lange.