Le cours de l'action PostNL est actuellement de 30 % inférieur à son niveau de fin novembre dernier. À l'époque, le groupe belge bpost avait offert pas moins de 5,75 euros par action PostNL. Les Néerlandais avaient rejeté l'offre. Pour autant, le dossier n'est pas clos.

Nous supposons que l'an prochain, " quelque chose " se passera avec PostNL. La pression des actionnaires se fera certainement plus grande. Nous avions déjà précisé qu'outre bpost, un troisième acteur pouvait surgir et s'emparer de la proie. Le groupe britannique Royal Mail, par exemple, et/ou Deutsche Post. À plus forte raison maintenant que l'action est dans l'impasse depuis plusieurs mois sur la Bourse d'Amsterdam.

Un repreneur de PostNL peut financer l'acquisition avec des emprunts bon marché. De plus, on tient à nouveau compte d'un dividende, qui porterait le rendement à quelque 6 %. Nous avons déjà entrevu des possibilités pour les investisseurs en options qui tablent sur le plus long terme. Nous avons acheté le call juin 2018 au prix d'exercice de 4 euros, et nous avons payé 0,20 euro. Cette même option est aujourd'hui en vente à 0,12 euro. Mais pas d'urgence. Il nous reste encore suffisamment de temps, en l'occurrence jusqu'au 15 juin 2018. En cas de fusion ou d'acquisition, nous serons en première ligne pour profiter de la hausse attendue. On peut tout aussi bien tenter de profiter de plusieurs mois de calme en Bourse, et émettre par exemple un put.

Émission put

PostNL juin 2018 au prix d'ex. de 3,60 EUR, à 0,50 EUR

Pour l'obligation d'acheter les actions PostNL à 3,60 euros, vous recevez 50 euros (100 x 0,50 euro). Si aucun événement ne survient avant juin 2018 qui provoque un repli sensible du cours de l'action, vous ne devez rien faire. La prime est acquise. C'est évidemment aussi vrai si " quelque chose " se produit et que le cours de l'action commence à prendre beaucoup de hauteur.

Le seul risque réside dans une sensible baisse du cours de l'action PostNL, par exemple à 3 euros. Cela s'étant produit quelques fois depuis 2014, l'investisseur doit tenir compte de cette possibilité. Ce ne serait pas la première fois que nous avons raison " trop tôt ", et que nos prévisions se réalisent avec plusieurs mois de retard. Pour autant, cela ne serait pas catastrophique. Nous ramasserions alors les titres à 3,60 euros, moins 0,50 euro de prime reçue, soit au total 3,10 euros. Ce serait le cours le plus bas de l'histoire de cette action. Une bonne affaire, donc.