La semaine dernière, nos confrères du Tijd et de L'Echo ont présenté une esquisse du futur plan d'entreprise 2018-2022 de la SNCB. Une esquisse car le plan dépend de la finalisation du contrat de gestion. Des amendements apportés par le ministre de tutelle, François Bellot, sont toujours possibles, ce qui entraînerait des modifications tant dans ce plan d'entreprise que dans le pl...

La semaine dernière, nos confrères du Tijd et de L'Echo ont présenté une esquisse du futur plan d'entreprise 2018-2022 de la SNCB. Une esquisse car le plan dépend de la finalisation du contrat de gestion. Des amendements apportés par le ministre de tutelle, François Bellot, sont toujours possibles, ce qui entraînerait des modifications tant dans ce plan d'entreprise que dans le plan pluriannuel d'investissements de 3,2 milliards d'euros. Ce plan d'entreprise entend préparer la SNCB à la libéralisation du transport national de voyageurs prévue pour fin 2020. Quels sont les chiffres clés de ce plan ? D'abord, l'emploi. Le plan parle d'une réduction d'effectifs à 16.228 équivalents temps plein en 2022. Soit une baisse de 4.400 par rapport aux effectifs de 2014. Pas de licenciement, mais le non-remplacement de départs à la retraite dans des proportions variables suivant les services. Le personnel roulant et de sécurité n'est pas concerné par cette mesure. Cette réduction des effectifs implique évidemment une hausse de la productivité mesurée à 4 % chaque année jusqu'en 2022. Le plan d'entreprise mise sur une augmentation du trafic de 1 % chaque année et ambitionne de transporter quasiment 250 millions de passagers nationaux en 2022. La CEO, Sophie Dutordoir, table sur des améliorations de services (ponctualité, communication, etc.) pour attirer plus de monde dans les trains. Elle ambitionne d'atteindre un chiffre d'affaires total d'1,182 milliard en 2022 et de ramener la dette de la SNCB à hauteur de 2,224 milliards. Pour atteindre ses chiffres, le plan d'entreprise se base, entre autres, sur une demande du nouveau contrat de gestion pour augmenter les tarifs des déplacements vers les écoles et le travail et pour bénéficier d'une plus grande flexibilité tarifaire. Enfin, selon nos confrères, la SNCB espère vendre des actifs à raison de 10 millions chaque année. 2017_12_05_10_09_18_72.xml