On célèbre le 30e anniversaire d'Ars Musica. Quelles impressions cela suscite-t-il ?
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On célèbre le 30e anniversaire d'Ars Musica. Quelles impressions cela suscite-t-il ? On se sent jeune et néanmoins ancien, et fier d'être l'un des rares festivals de création musicale contemporaine en Europe. En 2014, lorsqu'on est passé d'un rythme annuel à une biennale, à la fois pour des raisons budgétaires et éditoriales, il s'est agi de garder les normes. Soit un volume de 50 à 70 concerts et, toujours, l'idée de privilégier la création. Cette année 2019 est particulière dans la mesure où l'on se concentre sur une quinzaine d'événements qui relisent notre histoire. On vous reproche d'être un chouia élitiste... Quand on touche des musiques en pleine évolution et des langages nouveaux, c'est moins facile que de faire de la chanson. Depuis 2014, le but a été de balayer un champ beaucoup plus large, incluant les musiques improvisées ainsi que les sonorités électro-niques. Oui, cela reste une musique otentiellement pointue, mais elle génère de nombreuses questions. Donc le pari est double : garder l'âme d'Ars Musica tout en élargissant et rajeunissant notre public, environ 15.000 personnes à chaque édition. Que retenir du menu 2019 ? Il plonge dans des oeuvres qui ont été marquantes pour le festival, comme le travail de Fausto Romitelli, compositeur qu'Ars Musica a contribué à découvrir dans les années 1990. Ou encore le formidable quatuor Kronos qui va se produire à Bozar. Avec l'envie de se laisser aller à l'inouï, de se laisser surprendre par des découvertes. Venez, vous en ressortirez ravi...