Vous sortez ces jours-ci une première chanson en français, "Sel", et son clip. Mais encore?
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Vous sortez ces jours-ci une première chanson en français, "Sel", et son clip. Mais encore? Initialement, j'ai commencé à écrire des morceaux solos en anglais et puis, je me suis dit que je faisais du Girls In Hawaii. L'amateur que je suis de langue française, de Gainsbourg, Bashung, Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone et Michel Berger, a fait bouger le curseur. Même si je suis au départ de culture musicale anglophone, mon intention s'est de plus en plus portée sur ce que l'on raconte dans un morceau. Et comme l'anglais n'est pas ma langue maternelle, je pense que je ne pourrai jamais vraiment y trouver un ton absolu. Votre album, prévu en ce printemps, a été repoussé à une sortie "officielle" en septembre 2021. Scénario désormais classique... Oui, cela ne dépend pas de nous. Et j'ai la chance relative d'avoir le statut d'artiste qui permet, plus ou moins, de subsister. J'ai eu envie de faire un album avec la voix très devant, très mate, sans effet. Un mot sur le clip? Il a été tourné en février dans un petit village proche d'Etretat en Normandie, que j'avais d'ailleurs squatté quelques semaines pour l'écriture. Au départ, il y avait des plans dénudés qu'on a préféré laisser sur le côté ( sourire). Cela annonce un album de neuf titres en français où s'installe pas mal le piano, histoire de casser la routine. On a pensé à Eric Satie et à ce genre de choses. A la fois simples et complexes.