Vous emmenez un album commun " 7/7 " en tournée belge ? De quoi s'agit-il ?
...

Vous emmenez un album commun " 7/7 " en tournée belge ? De quoi s'agit-il ? STEVE. Nos ancêtres étaient néerlandais et tanneurs et cet album constitue, d'une certaine façon, notre entreprise à nous, père et fils musiciens, qui n'avons pas repris l'affaire familiale. C'est une forme d'artisanat, une métaphore musicale de ce que la famille a précédemment réalisé. C'est pour cela que le projet sort sous l'appellation Houben & Son. Un clin d'oeil... Toujours en mode jazz ? GREG. Oui, il s'agit d'un dialogue qui s'épanouit entre le sax alto et la flûte de Steve et la trompette dont je joue, les deux instrumentistes se permettant même un morceau chanté dans la formule d'un disque en quintet. Avec le pianiste Pascal Mohy, le contrebassiste Cédric Raymond et le batteur James Williams, tous trois formidables. Il y a entre Steve et moi, une sorte de naïveté, de tendresse et de bienveillance. Il ne faut donc pas forcément tuer le père ? GREG. ( sourire) Il a fallu du temps pour je coupe le lien avec celui qui était mon idole, mon fil conducteur. Mais quand j'étais gamin, beaucoup de gens passaient à la maison : les musiciens bien évidemment, comme le cousin de mon père, Jacques Pelzer, mais aussi des bûcherons, des intellectuels, des dessinateurs. C'était ma normalité à moi, même si, au départ, je ne voulais pas du tout faire comme mon père. J'ai d'ailleurs passé un bout de temps dans des projets théâtraux avant de venir à la musique...