Vous êtes connu comme leader de dEUS, mais c'est votre troisième album comme chanteur de TaxiWars. Vous y prenez goût ?
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Vous êtes connu comme leader de dEUS, mais c'est votre troisième album comme chanteur de TaxiWars. Vous y prenez goût ? Oui ! Pour plusieurs raisons : contrairement à dEUS, je ne dois pas y jouer de la guitare et je peux me concentrer sur le chant. Ensuite, dans ce cas-ci, je ne suis pas le " leader " puisque je partage les compositions avec le saxophoniste Robin Verheyen dans une formule à quatre, incluant le contrebassiste Nicolas Thys et le batteur Antoine Pierre. Et TaxiWars est un véhicule beaucoup moins lourd à manier que dEUS : le nouvel album (Artificial Horizon) a été enregistré en quelques jours, plus une semaine pour le chant. Nettement plus rapide qu'un disque de dEUS. Sur cet album, TaxiWars éclate les genres : jazz, " spoken word ", ballade romantique et même un titre qui évoque Kendrick Lamar. Plus de règles ? Entre nous quatre, on discute peu de " genres ", on se laisse aller et il n'y a pas vraiment de moment où quelqu'un s'oppose à une proposition de morceau pour une question de style. TaxiWars demeure un challenge parce que le jazz - l'une de ses matrices - reste synonyme d'énergie et de liberté. Votre boulimie passe par la scène ? J'adore avoir la vie de musicien sur la route et également l'idée d'opérer internationalement avec TaxiWars, y compris dans les bars et les clubs. Même si depuis quelques années, ma personnalité a changé via la méditation, que je pratique chaque jour. C'était d'abord une technique, c'est devenu une aventure.