Vous présentez, au Théâtre Blocry, l'histoire d'un homme qui se met à la place de sa femme, mais encore ?
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Vous présentez, au Théâtre Blocry, l'histoire d'un homme qui se met à la place de sa femme, mais encore ? Notre compagnie a été créée pour me permettre de jouer des solos et d'écrire sur des thèmes qui me tiennent à coeur. " Rage dedans " est une réflexion sur l'idée suivante : après 30 ans de mariage, que fait-on ? Cela vaut-il la peine de continuer quand votre enfant vous dit de vous séparer, qu'on en serait plus heureux ainsi, qu'on ne sait plus dire " je t'aime ". Cette réflexion sur le couple est aussi une ode à l'amour et une façon de le réveiller par un coup de fouet.Mi-fiction, mi-autobiographie ? L'écriture du spectacle est collective et nous sommes donc plusieurs à " révéler " d'une façon ou d'une autre des éléments de conversation, des confidences, des choses de la vie de tous les jours sur les difficultés qu'un couple peut connaître. Dans une veine qu'on peut qualifier de tragicomique : on navigue entre le sourire et des sentiments plus poignants qui serrent le coeur. " Rage dedans " est une coproduction entre plusieurs théâtres et bénéficie du " tax shelter " : signe d'une bonne santé économique ? Le " tax shelter " via les compagnies de théâtre signifie aussi moins de subsides même si, chez nous, ceux-ci n'ont jamais été récurrents. La vie des théâtres est de plus en plus dure et on ne sait jamais combien de temps un spectacle va tourner. Notre précédent, " Six pieds sur terre ", a été représenté à peu près 200 fois en Belgique et en France, c'est magnifique.