Vous sortez un premier album très réussi, " Cartes postales ", où se mêlent pop anglaise et plages orchestrales : d'où vient cette inspiration ?
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Vous sortez un premier album très réussi, " Cartes postales ", où se mêlent pop anglaise et plages orchestrales : d'où vient cette inspiration ? Je suis née en 1979 à Maldegem, en Flandre-Orientale, et ma famille écoutait beaucoup les musiques de films de John Barry, Giorgio Moroder ou Ennio Morricone. Mais il y avait aussi les sons de fanfares auxquelles je participais comme enfant et jeune fille : tout cela donne le goût de la puissance orchestrale, une sensation physique que j'ai voulu amener dans cet album en écrivant mes propres compositions. En tant qu'artiste néerlandophone, vous y chantez aussi plusieurs titres originaux en français, dans la veine Françoise Hardy/Jane Birkin... J'ai été formée au jazz et à sa très riche histoire, je fantasmais sur Miles Davis, Charlie Parker, Billie Holiday. Mais en travaillant avec Daan - aux percussions et à d'autres instruments -, j'ai eu l'occasion de doubler sa voix sur certains titres en français. Ensemble, nous avons fait une dizaine d'albums et des centaines de concerts. Une expérience marquante qui m'a ouvert à tout un univers, celui de Serge Gainsbourg, Francis Lai, François de Roubaix ou Michel Berger, m'y retrouvant parfaitement dans les orchestrations sixties et seventies. Vos chansons sont volontiers sensuelles et coquines... J'adore le coquin, le " tongue in cheek", le double sens à la Gainsbourg. Et aussi la mélancolie que j'aime chanter : sans doute l'élément qui me touche le plus dans la musique en général.