C'est votre troisième saison à la tête du théâtre " Le 140 ". Une impression ?
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C'est votre troisième saison à la tête du théâtre " Le 140 ". Une impression ? C'est seulement maintenant que je vois ce qui fonctionne ou pas. Vincent Dedienne, complet ces 17 et 18 mai, cela marche parce qu'il fait de la télé. En humour aussi, les gens viennent voir des artistes qui sont ailleurs qu'au théâtre. Mais de manière générale, le 140 conserve l'idée de découverte. Même si à Bruxelles, l'offre est énorme pour une ville d'un peu plus d'un million d'habitants. En cette fin de saison, sont prévus deux apéros-concerts avec "Tout finira bien ", groupe poétique décalé le 19 mai et le jazz contemporain du Martin Salemi Trio le 23 juin... On en aura fait cinq cette année sur le même principe : les gens paient au chapeau et le concert s'installe dans le lobby du théâtre. C'est le samedi à 18h30, il y a un " food truck", le bar est ouvert, ce qui ramène un esprit festif et pas mal de gens avec leurs enfants. On y rencontre aussi des visiteurs qui ne viennent jamais au 140 : cela crée une toute autre énergie ! Votre dernier spectacle de la saison, " Fiat Lux ! " se déroule du 29 au 31 mai. Pourquoi les théâtres belges ferment-ils si tôt dans la saison ? On rêverait d'avoir une programmation d'été mais il va falloir peu à peu changer les habitudes du public : Bruxelles est morte en juillet. Quant à " Fiat Lux ! ", c'est la nouvelle création de Farid Ousamgane, chorégraphe qui travaille en milieu psy, ramenant en scène 25 acteurs-danseurs, dont l'Ensemble Kheops qui interprète la musique d'Arvo Pärt. C'est superbe !