Originaire des Pays-Bas, Statiegeldalliantie, " l'Alliance de la consigne ", fédère actuellement dans le Benelux plus de 1.000 entreprises, associations et communes, dont 185 en Flandre, trois à Bruxelles et six en Wallonie. Forte d'un sondage effectué l'an dernier, l'Al...

Originaire des Pays-Bas, Statiegeldalliantie, " l'Alliance de la consigne ", fédère actuellement dans le Benelux plus de 1.000 entreprises, associations et communes, dont 185 en Flandre, trois à Bruxelles et six en Wallonie. Forte d'un sondage effectué l'an dernier, l'Alliance affirme que 80% des Néerlandais et des Flamands soutiennent ses doléances, soit l'instauration d'un système de consigne sur toutes les emballages de boissons en plastique et en métal. Selon ses chiffres, 1,2 milliard de bouteilles en plastique (PET) sont annuellement vendues en Flandre. Si l'on y ajoute les 915 millions de canettes, ces deux types de contenants assurent à eux seuls 40% des déchets sauvages dont l'élimination coûte en moyenne 26 euros par an à chaque habitant de Flandre. Le bon sens suggère qu'en ce domaine, les trois Régions se mettent d'accord. En 2015 déjà, la ministre Joke Schauvliege avait demandé à l'Ovam, l'agence publique flamande des déchets, une étude détaillée sur l'introduction dans la seule Flandre d'un système de consigne. Le principal problème, avaient répondu à l'époque les experts, était la lutte contre la fraude du consommateur qui aurait pourrait être tenté de " revendre " en Flandre des bouteilles ou des cannettes achetées à Bruxelles ou en Wallonie. La critique est pertinente et reste bien entendu valable dans l'autre sens.