Avec 420 milliards de dollars, le chiffre d'affaires des 100 plus gros producteurs d'armes au monde, dont il est question dans l'étude, est en plein essor grâce à la vitalité du secteur aux Etats-Unis.

En 2018, 27 sociétés européennes étaient recensées dans ce classement et représentaient ensemble 24% de la vente d'armement du Top 100. Huit étaient basées au Royaume-Uni (pour 8,4% des ventes), six en France (pour 5,5% des ventes), quatre en Allemagne (3,8% des ventes), deux en Italie (4,4% des ventes) et une respectivement en Pologne, Espagne, Suède, Suisse et Ukraine.

En Europe, il faut aussi compter sur deux entreprises intercontinentales, Airbus et MBDA, qui profitent d'une demande en hausse du fait "des conflits armés en cours et d'importantes tensions dans plusieurs régions", souligne la directrice du programme des armements au Sipri, Aude Fleurant.

Mais en tête de peloton se trouve avant tout l'industrie de l'armement américaine, dont la part s'élève à 59% du marché, représente un chiffre d'affaires de 246 milliards de dollars, en hausse de 7,2% sur un an. "Sur un an, c'est une hausse significative considérant le niveau déjà très élevé des ventes d'armes américaines", insiste Mme Fleurant, auprès de l'AFP.

Les entreprises américaines bénéficient de la stratégie de l'administration Trump qui veut moderniser sa défense pour renforcer sa position face à la Russie et la Chine.

La Russie, elle, se maintient à la deuxième place du classement des plus gros producteurs d'armes, avec 8,6% des parts de marché, juste devant le Royaume-Uni (8,4%) et la France (5,5%). Almaz-Anteï, première entreprise russe du Top 100, se hisse au neuvième rang avec un chiffre d'affaires de 9,6 milliards de dollars (+ 18% par rapport à 2017), une progression de 15 places depuis 2009.

"Cette augmentation s'explique non seulement par la vigueur de la demande nationale, mais aussi par la croissance continue de ventes d'armes à d'autres pays, en particulier les exportations du système de défense aérienne S-400", relève le rapport.

L'étude ne prend pas en compte le cas de la Chine, pour laquelle les données disponibles sont insuffisantes, note le Sipri, qui estime pourtant que le pays pourrait compter entre trois et sept entreprises dans le Top 100. La Chine a consacré 1,9% de son PIB à la défense chaque année depuis 2013.

En Turquie, l'industrie de l'armement se porte bien, avec deux entreprises dans le top 100 et un chiffre d'affaires en hausse de 22% sur un an, à 2,8 milliards de dollars. Le pays, impliqué dans un conflit armé de longue haleine avec les Kurdes, est "motivé par l'objectif d'être indépendant en matière d'armement et développe donc des capacités de production dans tous les secteurs: systèmes terrestres, aériens, navals, missiles, etc.", note la chercheuse.

Depuis 2009, le premier fabricant mondial d'arme reste l'Américain Lockheed Martin (47,3 milliards de dollars de revenus), dont les ventes représentent 11% des ventes d'armes dans le monde.

Avec 420 milliards de dollars, le chiffre d'affaires des 100 plus gros producteurs d'armes au monde, dont il est question dans l'étude, est en plein essor grâce à la vitalité du secteur aux Etats-Unis. En 2018, 27 sociétés européennes étaient recensées dans ce classement et représentaient ensemble 24% de la vente d'armement du Top 100. Huit étaient basées au Royaume-Uni (pour 8,4% des ventes), six en France (pour 5,5% des ventes), quatre en Allemagne (3,8% des ventes), deux en Italie (4,4% des ventes) et une respectivement en Pologne, Espagne, Suède, Suisse et Ukraine. En Europe, il faut aussi compter sur deux entreprises intercontinentales, Airbus et MBDA, qui profitent d'une demande en hausse du fait "des conflits armés en cours et d'importantes tensions dans plusieurs régions", souligne la directrice du programme des armements au Sipri, Aude Fleurant. Mais en tête de peloton se trouve avant tout l'industrie de l'armement américaine, dont la part s'élève à 59% du marché, représente un chiffre d'affaires de 246 milliards de dollars, en hausse de 7,2% sur un an. "Sur un an, c'est une hausse significative considérant le niveau déjà très élevé des ventes d'armes américaines", insiste Mme Fleurant, auprès de l'AFP. Les entreprises américaines bénéficient de la stratégie de l'administration Trump qui veut moderniser sa défense pour renforcer sa position face à la Russie et la Chine. La Russie, elle, se maintient à la deuxième place du classement des plus gros producteurs d'armes, avec 8,6% des parts de marché, juste devant le Royaume-Uni (8,4%) et la France (5,5%). Almaz-Anteï, première entreprise russe du Top 100, se hisse au neuvième rang avec un chiffre d'affaires de 9,6 milliards de dollars (+ 18% par rapport à 2017), une progression de 15 places depuis 2009. "Cette augmentation s'explique non seulement par la vigueur de la demande nationale, mais aussi par la croissance continue de ventes d'armes à d'autres pays, en particulier les exportations du système de défense aérienne S-400", relève le rapport. L'étude ne prend pas en compte le cas de la Chine, pour laquelle les données disponibles sont insuffisantes, note le Sipri, qui estime pourtant que le pays pourrait compter entre trois et sept entreprises dans le Top 100. La Chine a consacré 1,9% de son PIB à la défense chaque année depuis 2013. En Turquie, l'industrie de l'armement se porte bien, avec deux entreprises dans le top 100 et un chiffre d'affaires en hausse de 22% sur un an, à 2,8 milliards de dollars. Le pays, impliqué dans un conflit armé de longue haleine avec les Kurdes, est "motivé par l'objectif d'être indépendant en matière d'armement et développe donc des capacités de production dans tous les secteurs: systèmes terrestres, aériens, navals, missiles, etc.", note la chercheuse. Depuis 2009, le premier fabricant mondial d'arme reste l'Américain Lockheed Martin (47,3 milliards de dollars de revenus), dont les ventes représentent 11% des ventes d'armes dans le monde.