"Le caractère imprévisible de la reprise économique ronge la confiance de l'entrepreneur. Par conséquent, les entreprises restent très prudentes avec les augmentations des coûts (salariaux) et parcimonieuses avec les hausses salariales", souligne Hay Group. Selon Walter Janssens, partner-directeur chez Hay Group, les mesures gouvernementales ont également un effet modérateur sur l'évolution des salaires. "Certes, les entreprises tiennent compte du blocage des salaires annoncé. Mais il ne faut pas sous-estimer le climat d'incertitude qui plane autour du statut unique. L'augmentation éventuelle des coûts qui peut en découler pousse les entreprises à l'austérité", indique-t-il. L'étude montre également que les entreprises belges ont du mal à récompenser correctement les bonnes prestations. "Les automatismes intrinsèques au système de rémunération belge, comme les augmentations automatiques liées à l'index et à l'ancienneté, sont les causes récurrentes de ce phénomène. Par conséquent, la marge qui subsiste pour récompenser les compétences ou les performances est quasi nulle", explique Walter Janssens. Hay Group a mené une enquête auprès de 108 entreprises dans plusieurs secteurs en janvier 2013. Hay Group mène cette enquête chaque année auprès des entreprises. (PVO)

"Le caractère imprévisible de la reprise économique ronge la confiance de l'entrepreneur. Par conséquent, les entreprises restent très prudentes avec les augmentations des coûts (salariaux) et parcimonieuses avec les hausses salariales", souligne Hay Group. Selon Walter Janssens, partner-directeur chez Hay Group, les mesures gouvernementales ont également un effet modérateur sur l'évolution des salaires. "Certes, les entreprises tiennent compte du blocage des salaires annoncé. Mais il ne faut pas sous-estimer le climat d'incertitude qui plane autour du statut unique. L'augmentation éventuelle des coûts qui peut en découler pousse les entreprises à l'austérité", indique-t-il. L'étude montre également que les entreprises belges ont du mal à récompenser correctement les bonnes prestations. "Les automatismes intrinsèques au système de rémunération belge, comme les augmentations automatiques liées à l'index et à l'ancienneté, sont les causes récurrentes de ce phénomène. Par conséquent, la marge qui subsiste pour récompenser les compétences ou les performances est quasi nulle", explique Walter Janssens. Hay Group a mené une enquête auprès de 108 entreprises dans plusieurs secteurs en janvier 2013. Hay Group mène cette enquête chaque année auprès des entreprises. (PVO)