A priori, l'idée semble séduisante et notamment pour les jeunes espagnols et grecs, plutôt que d'attendre une reprise de la croissance qui ne viendra pas de sitôt, le mieux n'est-il pas d'aller tenter sa chance en Allemagne par exemple ?

Quand on regarde de plus près cette suggestion, comme l'a fait le site d'information Atlantico, on découvre hélas que cela ne fonctionne pas.
D'abord, parce que même l'Allemagne ne peut pas tout faire : son taux de chômage est certes faible, mais sa croissance reste aussi proche de zéro.
Ensuite, si le taux de chômage est aussi peu élevé c'est aussi parce que l'Allemagne a recours à des mini-jobs (ce qu'on appelle les jobs à un euro de l'heure) sans oublier un recours très massif au temps partiel. Autrement dit, le marché du travail allemand ne va pas attirer énormément !

Même chose pour la Pologne qui est un pays avec un réservoir d'emplois assez important, mais là encore, les salaires locaux ne rendent pas ce pays très attractif pour les jeunes chômeurs européens du sud qui, bien souvent, préfèrent compter sur le soutien de leur famille ou des minima sociaux en vigueur dans leur pays.

En fait, ce constat n'enlève rien à la pertinence des propos de Angela Merkel, car son discours permet de se rendre compte qu'aujourd'hui en Europe il y a hélas beaucoup de barrières et de freins à la mobilité ; que ce soit la langue mais aussi les réglementations spécifiques qui rendent la mobilité difficile pour des travailleurs indépendants ou des professions libérales.
Et donc, en Europe, le choix a été fait de laisser circuler librement les capitaux et les marchandises, mais en revanche, il a été décidé de protéger la situation des travailleurs en place, certains économistes parlent même de rente de situation. Oui, il y a bien aujourd'hui une hausse du flux d'immigration du sud de l'Europe vers le Nord, mais ce flux ne pourra pas, à lui seul, résorber le chômage et donc, oui, la chancelière a raison sur le principe, mais les faits lui donnent tort.

A priori, l'idée semble séduisante et notamment pour les jeunes espagnols et grecs, plutôt que d'attendre une reprise de la croissance qui ne viendra pas de sitôt, le mieux n'est-il pas d'aller tenter sa chance en Allemagne par exemple ? Quand on regarde de plus près cette suggestion, comme l'a fait le site d'information Atlantico, on découvre hélas que cela ne fonctionne pas. D'abord, parce que même l'Allemagne ne peut pas tout faire : son taux de chômage est certes faible, mais sa croissance reste aussi proche de zéro. Ensuite, si le taux de chômage est aussi peu élevé c'est aussi parce que l'Allemagne a recours à des mini-jobs (ce qu'on appelle les jobs à un euro de l'heure) sans oublier un recours très massif au temps partiel. Autrement dit, le marché du travail allemand ne va pas attirer énormément ! Même chose pour la Pologne qui est un pays avec un réservoir d'emplois assez important, mais là encore, les salaires locaux ne rendent pas ce pays très attractif pour les jeunes chômeurs européens du sud qui, bien souvent, préfèrent compter sur le soutien de leur famille ou des minima sociaux en vigueur dans leur pays. En fait, ce constat n'enlève rien à la pertinence des propos de Angela Merkel, car son discours permet de se rendre compte qu'aujourd'hui en Europe il y a hélas beaucoup de barrières et de freins à la mobilité ; que ce soit la langue mais aussi les réglementations spécifiques qui rendent la mobilité difficile pour des travailleurs indépendants ou des professions libérales. Et donc, en Europe, le choix a été fait de laisser circuler librement les capitaux et les marchandises, mais en revanche, il a été décidé de protéger la situation des travailleurs en place, certains économistes parlent même de rente de situation. Oui, il y a bien aujourd'hui une hausse du flux d'immigration du sud de l'Europe vers le Nord, mais ce flux ne pourra pas, à lui seul, résorber le chômage et donc, oui, la chancelière a raison sur le principe, mais les faits lui donnent tort.