Du conseil dématérialisé

Le client n'a plus forcément besoin de rencontrer physiquement son avocat. De nombreux cabinets et avocats indépendants proposent désormais une offre de consultation en ligne. Des plateformes se sont aussi créées pour formaliser ces échanges et mettre en contact clients et avocats, comme la legaltech belge Online Solution Attorney. Entre autres avantages pour le client : une réponse dans un délai fixé à l'avance et la transparence sur les tarifs pratiqués.
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Le client n'a plus forcément besoin de rencontrer physiquement son avocat. De nombreux cabinets et avocats indépendants proposent désormais une offre de consultation en ligne. Des plateformes se sont aussi créées pour formaliser ces échanges et mettre en contact clients et avocats, comme la legaltech belge Online Solution Attorney. Entre autres avantages pour le client : une réponse dans un délai fixé à l'avance et la transparence sur les tarifs pratiqués.Le moteur de recherche Jureca.be veut aider les particuliers et les entrepreneurs à trouver l'avocat spécialisé qui pourra régler leur problématique juridique. Pour les professionnels du droit, c'est une nouvelle manière d'assurer leur "promotion" : "Nous poussons les avocats à adopter une démarche orientée vers les consommateurs", indique Edgar Warmoes, cofondateur de la start-up Jureca. Actuellement disponible en Flandre, la plateforme ambitionne de se lancer prochainement en Belgique francophone et à l'étranger.Des start-up legaltech attaquent frontalement le marché des banque de données juridiques, occupé par les acteurs traditionnels que sont les éditeurs juridiques (WoltersKluwer, Larcier). Doctrine.fr, qui a levé 2 millions d'euros fin 2016 et qui pourrait se lancer sur le marché belge, promet aux avocats une banque de données "plus riche et plus pertinente", grâce notamment à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Ce service a déjà séduit la SNCF ou le bureau français du cabinet CMS. La start-up Lex.be développe un outil similaire indexant la jurisprudence belge.Et si un algorithme pouvait prédire l'issue de votre procès ? C'est ce que propose la start-up française Predictice. Actuellement en test au barreau de Lille (1.300 avocats), elle se présente comme la première plateforme de justice prédictive en Europe. Dans un futur proche, un avocat pourrait indiquer à son client le pourcentage de chances de réussite d'une éventuelle action en justice, le montant moyen des indemnités qu'il peut espérer, ou encore lui indiquer la juridiction ou le juge qui se montrera le plus favorable à ses intérêts.Des spécialistes de la création de documents juridiques font leur apparition sur le marché du droit. La plateforme américaine Rocket Lawyer est l'une des plus connues. En Belgique, la start-up Lawbox propose aux indépendants et aux PME des documents téléchargeables établis par des avocats. Si le client a des questions complémentaires, il peut contacter un avocat pour avoir un avis personnalisé.Se présentant comme un courtier juridique en ligne, la start-up belge Go Legal sert d'intermédiaire entre le client et les avocats spécialisés qui travaillent avec la plateforme. Le client peut solliciter le service au cas par cas ou contracter un abonnement. Intérêt pour les avocats : disposer d'une porte d'entrée vers un marché difficile d'accès mais très vaste, celui des PME et des indépendants.L'arbitrage est un mode alternatif de résolution des conflits qui permet aux entreprises d'échapper aux aléas et à la durée d'un procès. Des start-up proposent désormais de régler cette procédure d'arbitrage intégralement en ligne. C'est le cas de la jeune pousse française e-just, qui ambitionne de démocratiser l'accès à l'arbitrage pour les entreprises.En deux ans d'existence, la start-up londonienne DoNotPay a permis d'annuler 375.000 contraventions pour des infractions de parking. Son chatbot (robot conversationnel) génère automatiquement des courriers de réclamation à destination des gestionnaires de parking. La société britannique Elexirr propose quant à elle un chatbot permettant d'évaluer les chances qu'a le client de gagner un procès, avant d'envoyer le dossier à un avocat.