Jos Clijsters a rejoint Dexia en qualité de conseiller du CEO français Pierre Mariani en 2011. Début septembre de la même année, il est déjà nommé CEO de Dexia Banque Belgique. À peine un mois plus tard, la banque est nationalisée, puis rebaptisée Belfius. Le 1er janvier 2014, Jos Clijsters gravit un échelon supplémentaire en devenant le président du conseil d'administration de Belfius, tandis que Marc Raisière lui succède au poste de CEO.
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Jos Clijsters a rejoint Dexia en qualité de conseiller du CEO français Pierre Mariani en 2011. Début septembre de la même année, il est déjà nommé CEO de Dexia Banque Belgique. À peine un mois plus tard, la banque est nationalisée, puis rebaptisée Belfius. Le 1er janvier 2014, Jos Clijsters gravit un échelon supplémentaire en devenant le président du conseil d'administration de Belfius, tandis que Marc Raisière lui succède au poste de CEO.Le mandat de Jos Clijsters expirera en avril de l'année prochaine et il a déclaré qu'il ne comptait pas le renouveler. En 2020, il aura 70 ans. "Cette fois, je me retirerai définitivement", a-t-il affirmé en faisant référence à son passé chez Fortis. "Après les vacances d'été, je me mettrai en quête d'un successeur."Jos Clijsters a officié pendant près de trente ans pour des entités bancaires du groupe Fortis. Il quitte son poste de CEO de Retail Banking en 2007 et démissionne deux ans plus tard du comité de direction de Fortis Banque. Le Louvaniste qui donnait l'impression de vouloir se consacrer tranquillement à sa retraite est pourtant catapulté chez Dexia en 2011.Sous la direction et la présidence de Jos Clijsters, Belfius a retrouvé la santé. Très gravement malade il y a quelques années encore, la banque inspire aujourd'hui la confiance commerciale. Ses résultats sont plus que satisfaisants et l'État belge a déjà perçu plus d'un milliard d'euros en dividendes ces quatre dernières années.Seul bémol : l'an dernier, le gouvernement a décidé au tout dernier moment de reporter son entrée en Bourse pourtant prévue. Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, Jos Clijsters a indiqué clairement qu'elle ne sera pas à l'ordre du jour de 2019. Les marchés financiers affichent en effet trop de volatilité et d'incertitude. Et en mai, le pays se rendra aux urnes. Ce sera au nouveau gouvernement de déterminer l'avenir de la banque publique.Jos Clijsters : "L'idée d'une introduction en Bourse subsiste. Reporter ne signifie pas abandonner. Viendra un moment où les taux d'intérêt remonteront et les banques retrouveront leur attractivité aux yeux des investisseurs. Pour Belfius aussi, une entrée en Bourse est indiquée. Si nous voulons continuer de croître et de faire des acquisitions, nous devons pouvoir faire appel au marché des capitaux."Traduction : virginie·dupont·sprl