Après Charleroi et Liège, Bruxelles va-t-elle également se doter d'un projet immobilier d'envergure centré autour d'une marina ? Ce type d'aménagement urbain est en tout cas dans l'air du temps, du moins surtout dans l'esprit des promoteurs. A Anderlecht, le long du Canal, deux développeurs, Philippe de Bloos et Edith Lieckens, envisagent depuis une demi-douzaine d'années d'ériger un port de plaisance entouré de plusieurs dizaines de logements. Après s'être cassés les dents pendant quelques années, ils touchent (presque) au but. Leur projet, baptisé newPORT.brussels, est à l'enquête publiq...

Après Charleroi et Liège, Bruxelles va-t-elle également se doter d'un projet immobilier d'envergure centré autour d'une marina ? Ce type d'aménagement urbain est en tout cas dans l'air du temps, du moins surtout dans l'esprit des promoteurs. A Anderlecht, le long du Canal, deux développeurs, Philippe de Bloos et Edith Lieckens, envisagent depuis une demi-douzaine d'années d'ériger un port de plaisance entouré de plusieurs dizaines de logements. Après s'être cassés les dents pendant quelques années, ils touchent (presque) au but. Leur projet, baptisé newPORT.brussels, est à l'enquête publique jusqu'au 6 janvier. L'administration régionale tranchera dans la foulée. Elle pourra notamment se baser sur la Plan particulier d'affectation du sol (PPAS) de Bistebroeck qui a été adopté ce 7 décembre par le gouvernement bruxellois et autorise ce type de développement.Si la commune d'Anderlecht soutient ce projet, ce n'est vraiment pas le cas du maitre-architecte Kristiaan Borret et de l'association Inter-Environnement. Le premier ne voit pas l'utilité d'un tel programme le long du canal, la seconde s'inquiète de la gentrification que pourrait créer ce développement haut de gamme. Kristiaan Borret ajoutant même que ce projet est digne "d'un urbanisme du passé." Reste que ce dernier n'a plus vraiment la main depuis que le PPAS a été approuvé."La demande existe pour ce type de projet"Ce projet newPORT.brussels est situé sur l'îlot Shell, entre l'avenue Auber, le quai Demets, la rue Scheutveld et la rue des Orchidées. La parcelle est actuellement en friche. Le projet comprend 37.000 m2 hors sol, soit 302 appartements, un hôtel 3 étoiles composé d'une centaine de chambres (déjà vendu au groupe français Europequipements), une crèche pour une cinquantaine d'enfants, trois restaurants, des commerces et des ateliers. Un port de plaisance pouvant accueillir quarante-cinq bateaux est également prévu."Ce projet est réellement novateur pour le quartier, estime le développeur Philippe de Bloos. Les immeubles résidentiels entoureront ce port de plaisance, créant un lieu idéal de détente et de rencontre. Nous avons tenu compte des remarques formulées dans l'étude d'incidences. Les attaques de nos opposants sont quant à elles regrettables. Le bouwmeester est sorti de son rôle. Notre dossier a tout son sens. Il y a une réelle demande pour un port de plaisance (NDLR : Inter-Environnement estime pour sa part que Royal Yacht club n'est occupé qu'à 60%) et pour un projet résidentiel de ce type."La commercialisation des appartements devrait tourner autour de 2.750 euros/m2, soit un montant un peu plus élevé que la moyenne du marché qui, selon le dernier baromètre de Trends-Tendances, est estimé à 2.525 euros/m2 à Anderlecht.Si le permis est octroyé au printemps, les travaux débuteront cet été par l'aménagement du bassin destiné à la halte nautique. Suivront trois ou quatre ans de travaux, le timing de l'exécution du chantier dépendant de la commercialisation.